Le nombre de morts provoqués par le double séisme qui a touché le Venezuela la semaine dernière ne cesse de s’alourdir. Selon les dernières données officielles, le bilan s’élève désormais à 1 500 décès, tandis que 50 000 personnes sont toujours portées disparues. Ces chiffres, actualisés au 28 juin, témoignent de l’ampleur de la catastrophe qui frappe le pays.

Dans ce contexte de détresse, Carlos Luis Rivero, directeur exécutif de l’Institut Simon Bolivar pour la paix et la solidarité entre les peuples, a pris la parole pour insister sur la nécessité de mesures politiques en complément de l’aide humanitaire d’urgence. « La levée du blocus et le paiement immédiat du pétrole nous aideraient à affronter la situation », a-t-il déclaré. Selon lui, les moyens financiers issus des exportations d’hydrocarbures sont indispensables pour financer les opérations de secours et la reconstruction des infrastructures sinistrées.

Le dirigeant déplore que les sanctions internationales imposées au Venezuela limitent fortement la capacité du gouvernement à mobiliser des ressources face à une catastrophe d’une telle ampleur. Il appelle la communauté internationale à reconnaître l’urgence humanitaire et à suspendre les mesures restrictives qui entravent l’accès aux fonds.

Aide internationale en cours

Parallèlement à cet appel, les premiers vols d’aide humanitaire en provenance des États-Unis sont arrivés à Caracas, marquant un rare geste de coopération entre les deux pays. Washington a promis un soutien logistique et médical. D’autres nations ont également annoncé l’envoi de secouristes et de matériel. Toutefois, Rivero souligne que sans un déblocage rapide des avoirs vénézuéliens à l’étranger, les efforts risquent de rester insuffisants.

Chronologie de la tragédie

Le double séisme a dévasté plusieurs régions, en particulier l’État de La Guaira, où les dégâts sont considérables. Les opérations de recherche de survivants se poursuivent, mais les équipes de secours peinent à accéder à certaines zones isolées. Le bilan, déjà très lourd, pourrait encore s’alourdir dans les prochains jours à mesure que les secouristes atteignent les localités les plus reculées.

La présidente par intérim du Venezuela a confirmé ces chiffres et a remercié les pays ayant proposé leur aide. Elle a également insisté sur la nécessité de maintenir la pression pour obtenir des ressources supplémentaires.

Cette catastrophe survient dans un pays déjà éprouvé par une grave crise économique et politique. Les appels à une trêve humanitaire et à la levée des sanctions se multiplient, tant au niveau national qu’international. Carlos Luis Rivero espère que la tragédie pourra servir de catalyseur pour un changement de cap de la part des puissances étrangères.