Le directeur général de la LPO a qualifié la situation d’« urgence », décrivant « des milliers d’oiseaux » échoués au sol en raison des températures extrêmes. Dans plusieurs régions, les centres de soins de l’association sont submergés par l’afflux d’animaux affaiblis ou blessés.

En Alsace, la branche locale de la LPO a lancé un appel pressant à la population. « Nous allons manquer de bras », a indiqué la structure, confrontée à un nombre bien supérieur à la normale d’oiseaux à prendre en charge. Les bénévoles et les salariés peinent à faire face aux admissions quotidiennes.

Les espèces les plus touchées sont les hirondelles et les martinets, qui nichent souvent sous les toits des habitations. Ces oiseaux, particulièrement sensibles à la chaleur, chutent de leurs nids ou sont incapables de poursuivre leur vol. Leurs populations sont déjà fragilisées par d’autres pressions environnementales.

À l’échelle nationale, la situation est décrite comme un « désastre écologique » par le directeur général de la LPO. La canicule actuelle s’ajoute à un contexte déjà difficile pour la biodiversité. L’organisation appelle à une prise de conscience collective et à des mesures de protection renforcées.

Face à cette crise, la LPO recommande au public de placer des points d’eau dans les jardins et sur les balcons, et de ne pas toucher un oiseau au sol sans avoir pris conseil auprès d’un centre de soins. Les citoyens peuvent également contribuer par des dons ou en proposant leur aide comme bénévoles dans les structures locales.

Le phénomène ne se limite pas à l’Alsace : d’autres départements connaissent également une arrivée massive d’oiseaux en détresse. Les équipes de la LPO craignent que la situation ne s’aggrave si les fortes chaleurs persistent.