Le crash d’un avion civil survenu ce dimanche à Tomblaine, près de Nancy, a provoqué une onde de choc dans la région. Les onze occupants de l’appareil – un pilote et dix passagers venus pour un baptême de parachutisme – ont tous perdu la vie, sans qu’aucune victime au sol ne soit à déplorer, confirment les autorités. Le ministre de l’Intérieur, Laurent Nuñez, est attendu sur place dans l’après-midi.
Un monomoteur sans enregistreur de vol
L’aéronef impliqué est un Pilatus PC-6 B2-H4, un avion utilitaire suisse réputé pour ses capacités de décollage et d’atterrissage courts. Longtemps utilisé pour le transport de skieurs vers les altiports de montagne, il est aujourd’hui massivement employé par les centres de parachutisme. Selon des spécialistes du secteur aérien, cet appareil ne dispose pas de boîte noire. « Il n’y a pas de boîte noire à bord, donc l’enquête va être plus compliquée », a expliqué le journaliste d’investigation François Nénin. Un ancien pilote de chasse, Frédéric Dulin, a pour sa part souligné qu’il s’agit « d’un avion qui a largement fait ses preuves », laissant entendre que les causes de l’accident restent à déterminer.
Les témoins décrivent une scène tragique
Un habitant de Tomblaine, présent au moment du crash, a confié avoir vu « deux personnes éjectées de l’avion » avant l’impact. Les secours ont rapidement établi un périmètre de sécurité et pris en charge les proches des victimes, choqués par la scène. Le maire de Nancy a exprimé sa « stupeur » et son « immense émotion », précisant qu’aucune autre personne – ni riverain ni passant – n’a été blessée. « Il est beaucoup trop tôt pour essayer de tirer des explications », a sobrement déclaré Hervé Féron, maire de Tomblaine, interrogé sur les causes du drame.
Une enquête technique et judiciaire ouverte
L’appareil avait décollé de l’aérodrome de Nancy-Essey avant de s’écraser aux alentours de 11 heures. Les circonstances exactes de l’accident ne sont pas encore connues. En l’absence d’enregistreur de vol, les enquêteurs – dépêchés par le Bureau d’enquêtes et d’analyses (BEA) – devront s’appuyer sur les débris, les relevés au sol et les éventuels enregistrements radar pour reconstituer les dernières secondes du vol. Une cellule psychologique a été mise en place pour les proches des victimes et les témoins.