Les chiffres officiels de l'attaque perpétrée à Damas le 8 juillet ont été actualisés par le ministère syrien de la Santé. Le dernier décompte fait état d'un mort et de trente-six blessés. Ce bilan remplace les premières estimations qui faisaient état d'un soldat tué et de dix-huit personnes blessées.
L'explosion s'est produite à proximité de l'hôtel où Emmanuel Macron, en déplacement officiel en Syrie, avait pris ses quartiers. L'origine de la déflagration semble être une voiture piégée, selon les informations communiquées par les autorités locales. Aucune revendication n'a été enregistrée dans l'immédiat.
La double détonation a été entendue dans le quartier chrétien de Habib Charki, à l'entrée d'un bâtiment du ministère de la Défense syrien. Les témoins présents sur place ont décrit une scène de panique, avec des débris projetés aux alentours. Les services de secours ont rapidement évacué les blessés vers les hôpitaux de la capitale.
Visite présidentielle maintenue
Malgré cet incident sécuritaire, la visite d'Emmanuel Macron s'est poursuivie sans modification de programme. Le président français était attendu pour des entretiens avec les dirigeants syriens, dans le cadre d'une tentative de normalisation des relations diplomatiques entre la France et la Syrie, pays en proie à une guerre civile depuis plus d'une décennie.
L'attentat intervient dans un contexte de tensions régionales accrues. Damas a été le théâtre de plusieurs attaques ces derniers mois, sans que les groupes rebelles ou djihadistes n'en revendiquent systématiquement la responsabilité. La double explosion de ce 8 juillet s'inscrit dans cette série d'actes violents visant des symboles du pouvoir ou des cibles stratégiques.
Réactions et enquête
Les autorités syriennes ont ouvert une enquête pour déterminer les circonstances exactes de l'attaque et identifier les auteurs. Les forces de sécurité ont bouclé le périmètre de l'explosion afin de permettre aux experts en balistique et en explosifs de procéder aux constatations nécessaires.
Du côté français, l'Élysée n'a pas émis de commentaire immédiat sur l'événement, mais les mesures de sécurité autour du président Macron ont été renforcées. La délégation française avait déjà bénéficié d'un important dispositif de protection depuis son arrivée en Syrie.
Cet attentat rappelle la fragilité de la situation sécuritaire en Syrie, même dans les zones contrôlées par le régime de Bachar al-Assad. La communauté internationale suit de près l'évolution de l'enquête et les éventuelles répercussions sur le processus diplomatique en cours.