Une nouvelle tendance émerge dans le monde du travail sous le nom de « tokenmaxxing », présentée comme une version modernisée du présentéisme, cette fois assistée par l’intelligence artificielle. Le concept, qui mêle les notions de jeton numérique et de maximisation, vise à simuler une présence active au sein de l’environnement professionnel via des outils d’IA.

Selon Anthony Morel, ce comportement « est considéré comme un marqueur d’implication ». Cette déclaration soulève des questions sur la manière dont l'engagement des employés est évalué à l'ère numérique, où la simple présence physique cède parfois la place à des traces virtuelles.

Le terme « tokenmaxxing » pourrait faire référence à l'utilisation de tokens – des unités de données ou de validation – pour attester d'une activité, qu'il s'agisse de connexions fréquentes, de messages envoyés ou d'autres indicateurs numériques. En poussant ce mécanisme à son maximum, certains salariés chercheraient à démontrer leur investissement, au risque de confondre apparence et productivité réelle.

Anthony Morel n’a pas précisé si cette pratique est déjà répandue ni quel impact elle pourrait avoir sur la culture d’entreprise. Toutefois, son observation met en lumière les dérives possibles de la quantification du travail via les technologies, alors que le télétravail et les outils de suivi se généralisent. Le débat sur la frontière entre engagement authentique et simulation reste ouvert.