Cuba a été frappée, ce 6 juillet 2026, par une nouvelle panne électrique générale, plongeant l'ensemble du territoire dans l'obscurité. Cet incident constitue le troisième du genre en seulement six mois, une situation qui met en lumière les fragilités du réseau énergétique cubain.

Le pays doit composer avec un embargo pétrolier imposé par les États-Unis, qui limite sévèrement ses importations de combustible. Les centrales thermiques, qui assurent l'essentiel de la production d'électricité, peinent à obtenir les quantités de pétrole nécessaires à leur fonctionnement. Ce blocus, en vigueur depuis des décennies, a été renforcé ces dernières années, aggravant la crise énergétique.

Les autorités cubaines n'ont pas encore communiqué de calendrier précis pour le rétablissement du courant. La panne, survenue sans avertissement préalable, paralyse de nombreuses activités économiques et quotidiennes dans un pays déjà confronté à de graves pénuries. Les hôpitaux et services essentiels tentent de fonctionner avec des générateurs de secours, mais les réserves de carburant sont limitées.

Les précédentes pannes générales, en début d'année et au printemps, avaient déjà mis en évidence la vétusté des infrastructures électriques et la dépendance du pays aux importations d'hydrocarbures. La répétition de ces incidents soulève des inquiétudes quant à la capacité de Cuba à maintenir un approvisionnement électrique minimal pour sa population.

La communauté internationale observe avec attention la situation, certains pays appelant à un allègement des sanctions américaines pour permettre à Cuba d'importer du pétrole et de stabiliser son réseau. Pour l'heure, l'embargo reste en vigueur, et l'île continue de subir les conséquences d'un isolement énergétique qui semble s'aggraver.