Le président américain Donald Trump a annoncé, vendredi 10 juillet, la rupture du cessez-le-feu avec l'Iran, tout en affirmant que les deux parties étaient convenues de poursuivre les négociations. Dans un message publié sur son compte Truth Social, le chef de l'État a écrit que les États-Unis avaient signifié à l'Iran « en des termes très clairs que le cessez-le-feu est TERMINÉ ! ». Il a toutefois précisé que Washington et Téhéran avaient accepté – une nouvelle fois – de continuer les « discussions ».
Cette déclaration intervient alors que les hostilités militaires entre les deux pays se poursuivent. Selon des informations concordantes, les forces américaines ont récemment mené des frappes contre des ponts ferroviaires iraniens situés sur la route menant à la ville où est inhumé l'ancien guide suprême iranien. L'administration Trump n'a pas officiellement commenté ces opérations.
Un accord préliminaire fragile
Les analystes estiment que le précédent accord de trêve, qualifié de « profondément imparfait », constitue un obstacle majeur pour les négociateurs. Sa mise en œuvre s'était heurtée à des ambiguïtés et à un manque de confiance réciproque. La décision de Trump de mettre fin unilatéralement au cessez-le-feu pourrait compliquer davantage la recherche d'une solution diplomatique, même si les discussions se poursuivent formellement.
Le président américain est rentré jeudi à bord du nouvel Air Force One offert par le Qatar, après un sommet des dirigeants de l'OTAN en Turquie. Il n'a pas fait de déclaration directe sur le dossier iranien lors de son retour.
Quelle suite pour les négociations ?
La double position de l'exécutif américain – mettre fin à la trêve tout en maintenant le canal de discussion – suscite des interrogations. Le secrétaire d'État n'a pas encore commenté publiquement la sortie de Trump. Aucune date n'a été annoncée pour la prochaine session de pourparlers.
De son côté, l'Iran n'a pas officiellement réagi à l'annonce présidentielle. La République islamique avait déjà dénoncé à plusieurs reprises ce qu'elle considère comme des violations du cessez-le-feu par les États-Unis.
Cette situation tendue intervient dans un contexte régional déjà explosif, où les équilibres au Moyen-Orient restent fragiles. Les experts préviennent que l'absence d'un cadre clair pour les négociations risque d'accroître les risques d'escalade.