Le président américain Donald Trump a prononcé, samedi 5 juillet, un discours marquant le 250e anniversaire de l’indépendance des États-Unis, devant des dizaines de milliers de personnes rassemblées sur le National Mall à Washington. Initialement prévue en soirée, la prise de parole a été retardée de plusieurs heures en raison d’orages violents ayant contraint les autorités à évacuer temporairement les lieux.

Dans une allocution d’environ 45 minutes, plus courte que ses interventions habituelles, Donald Trump a décrit les États-Unis comme « le couronnement de l’histoire humaine », affirmant que le pays n’avait « jamais été aussi fier » que sous sa présidence. Il a largement puisé dans un registre patriotique traditionnel, saluant la mémoire des soldats engagés lors de la Seconde Guerre mondiale, de la guerre de Corée et de la guerre du Vietnam.

Un discours aux accents anticommunistes

Le président a toutefois infléchi son propos en reprenant son thème favori de la lutte contre le « communisme », déjà martelé la veille lors d’une cérémonie au mont Rushmore. Il a présenté les conflits de Corée et du Vietnam comme des batailles contre l’idéologie communiste, avant d’affirmer que ce « fléau » resurgissait désormais à l’intérieur même des frontières américaines. « Nos guerriers n’ont pas combattu le communisme sur les champs de bataille du monde entier pour que cette menace relève sa tête hideuse ici, en Amérique. Nous ne laisserons pas cela arriver », a-t-il déclaré.

Ces attaques interviennent dans un contexte de primaires électorales américaines où plusieurs candidats de l’aile gauche anti-establishment du Parti démocrate ont remporté des victoires récentes. Donald Trump a comparé cette mouvance à un « cancer » qu’il faut « extirper ».

Exaltation des succès militaires

Le chef de l’exécutif a également vanté les récentes campagnes militaires américaines contre l’Iran et le Venezuela, assurant que Washington avait « anéanti » l’armée de Téhéran. Ces affirmations n’ont pas été étayées par des précisions chiffrées ou factuelles dans son discours.

Réactions dans l’assistance

Parmi les participants, Richard Sullivan, 70 ans, venu de Virginie avec son épouse Nancy, arborant un t-shirt « Freedom 250 », a exprimé son enthousiasme : « Nous aimons Trump, nous avons aimé son discours. Il a parcouru notre grande histoire et a eu un mot pour les vétérans qui étaient là. Il nous rend fiers d’être Américains. »

Ce discours s’inscrit dans une série d’apparitions publiques destinées à galvaniser la base républicaine avant les élections de mi-mandat prévues en novembre prochain, tout en marquant le symbole du demi-millénaire d’existence de la nation américaine.