Le président des États-Unis, Donald Trump, a adressé ses remerciements à la FIFA ce dimanche pour avoir levé la suspension de l'attaquant américain Folarin Balogun, initialement exclu pour un carton rouge reçu lors du match de trente-deuxièmes de finale. Cette décision inhabituelle permet à Balogun d'être aligné pour le choc des huitièmes de finale face à la Belgique.

Un carton rouge contesté

Lors de la rencontre entre les États-Unis, coorganisateurs du Mondial, et la Bosnie-Herzégovine jeudi dernier, Balogun a reçu un carton rouge direct après une intervention du VAR. Le joueur avait involontairement posé ses crampons sur la cheville du défenseur bosnien Tarik Muharemovic. L'entraîneur américain Mauricio Pochettino et ses coéquipiers avaient jugé cette sanction sévère, soulignant l'absence d'intention de nuire. Selon les règles de l'International Football Association Board (IFAB), la gravité d'un tacle dangereux s'apprécie par la nature du geste et non par l'intention.

Le revirement de la FIFA

Les règlements de la FIFA prévoient qu'un carton rouge entraîne une suspension automatique d'un match, sans possibilité d'appel de la part de l'équipe concernée. Pourtant, dimanche soir, l'instance dirigeante du football mondial a publié un communiqué indiquant que la suspension d'un match de Balogun était « suspendue pour une période probatoire d'un an ». La FIFA n'a fourni aucune autre explication sur les motifs de cette mesure exceptionnelle.

Trump salue la décision

Donald Trump, qui s'était déjà impliqué dans le dossier, a publiquement remercié la FIFA pour ce geste. Le président américain a également été mis en avant par l'organisation : en décembre dernier, le président de la FIFA, Gianni Infantino, avait controversé en remettant à Trump le premier « Prix FIFA de la Paix ». Cette proximité entre les deux hommes alimente les critiques sur l'indépendance des décisions sportives.

La colère de la Belgique

La Fédération belge de football a vivement réagi, qualifiant la décision de « ahurissante ». Le sélectionneur belge Rudi Garcia a exprimé son incompréhension lors d'une conférence de presse organisée dimanche, aux côtés du gardien Thibaut Courtois. Il a déclaré que son équipe allait « défendre le football » face à ce qu'elle perçoit comme un traitement de faveur. Si aucune citation textuelle directe n'a été attribuée, le ton général du camp belge traduit une indignation certaine, d'autant que la rencontre s'annonce décisive pour la suite du tournoi.

Un précédent troublant

Cette intervention présidentielle dans une décision disciplinaire sportive est sans précédent récent dans l'histoire de la Coupe du monde. La suspension conditionnelle accordée à Balogun ne fait pas disparaître le carton rouge, mais lui permet de jouer contre la Belgique. La polémique relance le débat sur l'influence des pouvoirs politiques dans les instances sportives internationales et sur l'équité des sanctions disciplinaires.

Enjeux sportifs

Les États-Unis, emmenés par leur attaquant vedette, espèrent continuer leur parcours dans ce Mondial qu'ils coorganisent avec le Mexique et le Canada. La Belgique, de son côté, entend bien défendre ses chances sans se laisser perturber par cette controverse. Le match de huitième de finale entre les deux sélections se jouera en milieu de semaine.