Huit jours après les deux séismes qui ont ravagé la région côtière du Venezuela, les secouristes ont réussi à extraire vivant un agent de sécurité de 43 ans, piégé sous les décombres. Hernán Alberto Gil Flores, qui assurait la surveillance de nuit au centre commercial Galerías Playa Grande, dans la localité de Catia La Mar, a été secouru jeudi 2 juillet à l'aube.

L’homme se trouvait dans sa petite cabine de garde lorsque la première violente secousse a frappé le 24 juin. Alors que la structure en béton s’effondrait autour de lui, sa cabine a tenu bon, créant une poche d’air qui lui a sauvé la vie. C’est une équipe spécialisée de la Croix-Rouge costaricienne qui a détecté des signes de vie dimanche et établi le contact.

« Quand nous l'avons trouvé, il nous a demandé de ne pas dire à sa femme qu'il était vivant, au cas où il ne survivrait pas », a raconté Minyar Collado, secouriste costaricien. Son épouse, Gusbimar González, a confié avoir vécu des jours de désespoir avant que les secouristes n'entrent en contact avec lui, mais que « quand j'ai appris qu'il était vivant, j'ai vu un rayon de lumière dans l'obscurité ». Le couple a deux enfants âgés de 8 et 10 ans.

Une opération internationale complexe

Le sauvetage a été coordonné par une équipe de recherche et de sauvetage urbain composée de pompiers chiliens, travaillant sans relâche aux côtés de spécialistes venus des États-Unis, du Portugal, du Mexique et d’autres pays. Les secouristes ont dû faire face à une structure extrêmement instable, à des pluies torrentielles et à des répliques persistantes pour creuser un tunnel jusqu'au survivant.

Ils ont utilisé une caméra télescopique pour maintenir un contact constant avec Hernán Alberto Gil Flores, lui faisant passer de l'eau et des nutriments liquides par un étroit conduit pendant les trois derniers jours de l'extraction. Une pompière chilienne, María Paz Campos, l’a aidé à garder le moral.

Lorsque l’homme a été hissé sur une civière recouverte d’une bâche orange, les équipes, brandissant des drapeaux du monde entier, ont applaudi sous les yeux d’une foule massée autour du périmètre. Il a été immédiatement pris en charge par une ambulance de la Croix-Rouge. Des hommes en uniforme rouge de la Croix-Rouge costaricienne se sont embrassés, soulagés.

Ce sauvetage tardif, huit jours après la catastrophe, a été salué comme un symbole d'espoir dans une région où les bilans humains s'alourdissent de jour en jour. Les autorités poursuivent les recherches sous les décombres, tandis que la population reste marquée par la tragédie.