La justice parisienne examine ce vendredi 26 juin le cas d’un ancien animateur périscolaire poursuivi pour des attouchements sur une fillette scolarisée en petite section. Souleymane D., qui exerçait à l’école maternelle Aqueduc, dans le 10e arrondissement, doit répondre de faits qualifiés d’« atteinte sexuelle par violence, contrainte, menace ou surprise ». La victime, née en mars 2020, aurait subi des gestes déplacés au niveau du cou, du dos, du sexe et des fesses.

L’alerte a été donnée le 17 septembre 2025, une semaine après la rentrée des classes. La mère de l’enfant a remarqué des irritations sur les parties intimes de sa fille. Interrogée, celle-ci a évoqué un « docteur » qui lui aurait fait « des piqûres avec les doigts ». Les enquêteurs ont également fait un lien avec un autre signalement daté du 8 octobre 2025, sans que les sources précisent la nature exacte de ce rapprochement.

Deux autres procès prévus cet été

Ce dossier s’inscrit dans une série d’affaires secouant le secteur périscolaire parisien. Deux autres audiences sont attendues au cours des prochaines semaines. Le 31 août, Michael M., animateur à l’école Vigée-Lebrun (15e), sera jugé pour agressions sexuelles. Une fillette de 6 ans avait rapporté à sa mère que l’homme lui « avait touché les fesses ». La plainte remonte au 12 janvier 2024. Selon les éléments de l’enquête, plusieurs autres enfants auraient été victimes de gestes similaires, parfois après qu’une main glissait dans le dos puis s’attardait sur les fesses ou le sexe.

Le lendemain, 1er septembre, le tribunal examinera le cas d’Eden A., mari d’une enseignante de l’école Grands Champs (20e). Il est accusé d’avoir touché « les fesses d’une enfant de 4 ans alors qu’elle était aux toilettes ». Après ce témoignage, plusieurs parents ont fait part de leur inquiétude concernant des « comportements ou propos sexualisés » de cet homme, qui n’était pas employé par la Ville mais intervenait occasionnellement dans l’école.

Contexte de vigilance accrue

Ces nouveaux procès interviennent alors que la municipalité parisienne a déjà suspendu 132 animateurs depuis le début de l’année, dont 52 pour des soupçons de violences sexuelles ou sexistes. Une commission d’enquête a été lancée pour faire la lumière sur les éventuelles défaillances dans les procédures de recrutement et de surveillance du personnel périscolaire. La multiplicité des plaintes et le délai entre les faits présumés (certains remontent à début 2024) et les poursuites interrogent sur la réactivité des dispositifs de contrôle.