Une équipe de scientifiques pense avoir mis au jour une espèce inédite de requin fantôme dans les eaux profondes bordant le Costa Rica. Cette découverte, réalisée au cours d'une campagne d'exploration sous-marine, concernerait un spécimen de chimère, un groupe de poissons cartilagineux souvent qualifié de « requin fantôme » en raison de ses grands yeux réfléchissants et de son mode de vie discret.
Les chimères, bien que proches parentes des requins et des raies, s'en sont séparées génétiquement il y a près de 400 millions d'années. Elles habitent généralement les zones abyssales et sont rarement observées. L'animal collecté représenterait le premier spécimen de ce type documenté sur la côte pacifique de l'Amérique centrale, une région jusqu'alors peu explorée pour ces espèces.
Une analyse en cours pour confirmer l'hypothèse
Les chercheurs ont procédé à l'examen morphologique du spécimen et ont entamé des analyses génétiques afin de déterminer s'il s'agit bien d'une espèce non répertoriée. Les premiers indices, notamment la forme de ses nageoires, la structure de son museau et la disposition de ses dents, suggèrent qu'il ne correspond à aucune des chimères connues. Si l'étude moléculaire confirme cette singularité, l'espèce devra être formellement décrite et baptisée selon les règles de la nomenclature scientifique.
Les résultats préliminaires ont été présentés par l'équipe de recherche, qui travaille en partenariat avec des institutions locales et internationales. Aucune date n'a encore été communiquée pour la publication finale des travaux.
Un écosystème sous-marin encore mal connu
Cette trouvaille illustre la richesse encore largement méconnue des fonds marins centraméricains. Les requins fantômes sont particulièrement difficiles à étudier en raison de leur habitat profond – souvent à plus de 500 mètres de profondeur – et de leur biologie encore peu comprise. Chaque nouvelle découverte permet d'affiner la connaissance de la biodiversité abyssale et de la pression que les activités humaines, comme la pêche hauturière, exercent sur ces populations vulnérables.
Les autorités costariciennes n'ont pas encore officiellement commenté la découverte, mais les scientifiques espèrent que cette annonce contribuera à renforcer les mesures de protection des écosystèmes marins profonds dans la région. L'espèce potentiellement nouvelle n'a pas encore reçu de nom scientifique provisoire dans les communications officielles.