Pour la première fois depuis l’attentat qui a failli lui coûter la vie, Vadim Ermolaev a pris la parole dans un entretien accordé à un média local. L’homme d’affaires ukrainien, ciblé par une voiture piégée le 29 juin à Monaco, affirme qu’il n’avait « absolument aucune raison » de se croire menacé et qu’il ne peut pas identifier de responsable potentiel. « Je ne comprends pas ce qui a pu motiver un tel acte. Je n’ai pas d’ennemis, pas de conflits d’affaires ouverts », a-t-il déclaré, tout en disant compter sur les enquêteurs pour faire la lumière sur cette affaire.
Des blessures graves mais des progrès
Hospitalisé depuis l’explosion, l’oligarque a décrit son état de santé comme « stable mais fragile ». Il a subi plusieurs interventions chirurgicales et suit une longue rééducation. Sa compagne, également blessée dans l’attentat, reste hospitalisée mais son pronostic vital n’est plus engagé selon les derniers bilans médicaux. Ermolaev a tenu à remercier chaleureusement le personnel soignant ainsi que les forces de l’ordre monégasques et ukrainiennes.
Le récit de l’attaque
Rappelons que le 29 juin, une puissante explosion a secoué le quartier résidentiel du Larvotto à Monaco. La voiture de l’homme d’affaires a été détruite par un engin explosif placé sous le véhicule. Lui-même et sa compagne ont été projetés à plusieurs mètres. Les premiers secours les ont retrouvés dans un état critique. Très vite, les caméras de surveillance ont permis d’identifier un suspect déguisé en homme, lequel a pris la fuite en direction de la frontière française.
La suspecte retrouvée morte
L’enquête, menée conjointement par les autorités monégasques et ukrainiennes, a rapidement établi que le principal suspect était en réalité une femme, une Ukrainienne âgée de 39 ans. Interpol avait émis une notice rouge à son encontre. Mais le 7 juillet, son corps a été découvert en Ukraine. Les circonstances de son décès restent floues ; une autopsie est en cours. Le parquet ukrainien a diffusé des images de l’explosion, attestant de la violence de l’attentat.
Un mobile toujours inconnu
Malgré l’identification de la suspecte, le mobile de l’attaque demeure mystérieux. Vadim Ermolaev est un homme d’affaires actif dans le secteur énergétique et immobilier, mais il assure n’avoir aucun conflit connu. Les enquêteurs explorent plusieurs pistes, dont un possible lien avec la guerre en Ukraine, sans confirmation à ce stade. « Je suis convaincu que la vérité finira par éclater », a conclu Ermolaev, tout en disant vouloir se concentrer sur sa guérison.
Une affaire qui secoue la principauté
Cet attentat est le plus grave commis à Monaco depuis plusieurs décennies. La principauté a renforcé les mesures de sécurité autour des personnalités en vue. La police monégasque coopère étroitement avec les services de renseignement ukrainiens et français. L’enquête se poursuit pour déterminer si la suspecte a agi seule ou avec des complices.
En attendant, Vadim Ermolaev espère pouvoir quitter l’hôpital dans les prochaines semaines. Il a également annoncé son intention de créer une fondation pour aider les victimes d’actes terroristes.