L'affaire Xenia Fedorova a pris une nouvelle dimension après les déclarations du chef de l'État. Emmanuel Macron a affirmé que la chroniqueuse de CNews était en charge d'une « agence de propagande d'État » russe, selon des informations recueillies par Le Figaro. Cette intervention présidentielle intervient dans un contexte déjà tendu autour de la présence de l'intéressée sur les antennes françaises.
Le gouvernement français avait déjà réclamé des sanctions européennes contre Xenia Fedorova, la qualifiant de « propagandiste patentée ». Le ministre des Affaires étrangères avait dénoncé son rôle dans la diffusion de la rhétorique du Kremlin. Ces prises de position ont conduit à une question parlementaire posée au gouvernement, laquelle a été suivie par l'interruption de la diffusion de l'émission à laquelle participait Mme Fedorova sur CNews.
Les autorités françaises reprochent à Xenia Fedorova d'avoir dirigé un organe de propagande au service de l'État russe. Cette accusation, portée au plus haut niveau de l'exécutif, marque une escalade dans le traitement de ce dossier. La chaîne CNews n'a pas commenté ces développements.
La chroniqueuse, connue pour ses positions pro-Kremlin, est régulièrement invitée sur les plateaux de télévision français. Sa présence suscite depuis plusieurs semaines des critiques de la part de plusieurs élus et observateurs, qui l'accusent de relayer la propagande de Moscou. Les déclarations présidentielles pourraient avoir des conséquences sur sa présence médiatique et sur les relations franco-russes.
Cette affaire intervient alors que les tensions entre la France et la Russie restent vives sur de nombreux dossiers internationaux. Le gouvernement français a multiplié les initiatives pour contrer ce qu'il considère comme des tentatives de déstabilisation et de manipulation de l'information. La mise en cause directe de Xenia Fedorova par le président de la République s'inscrit dans cette stratégie de fermeté.
Des voix s'élèvent pour demander une clarification des règles applicables aux intervenants étrangers sur les médias français. Certains parlementaires estiment que la situation de Mme Fedorova illustre une lacune dans la régulation des contenus audiovisuels. Le débat sur l'indépendance éditoriale des chaînes d'information est relancé par cet épisode.