Le président du Sénat, Gérard Larcher (LR), a fait savoir qu'il souhaitait être reconduit à la tête de la chambre haute du Parlement après le scrutin sénatorial prévu en septembre 2026. Cette annonce intervient alors que les sénatoriales, qui se dérouleront le 27 septembre 2026, doivent renouveler la moitié des sièges de l'assemblée.
« J'espère que mes collègues me feront à nouveau confiance », a-t-il déclaré, exprimant sa volonté de se maintenir au perchoir. Élu pour la première fois à la présidence du Sénat en 2008, puis réélu en 2011, 2014 et 2020, Gérard Larcher est une figure centrale de la majorité sénatoriale de droite. Avant lui, seules deux personnes ont occupé le fauteuil présidentiel durant trois mandatures complètes : Gaston Monnerville et Alain Poher.
Un scrutin déterminant pour la majorité sénatoriale
Les élections sénatoriales de septembre 2026 représentent un enjeu crucial pour l'équilibre des forces politiques au Sénat. Actuellement dominée par Les Républicains et leurs alliés, la majorité sénatoriale pourrait être reconduite ou, au contraire, fragilisée selon les résultats du scrutin. La candidature de Gérard Larcher à sa propre succession intervient dans ce contexte, alors que plusieurs figures de droite et du centre pourraient également prétendre à la présidence de l'institution.
Le président sortant, âgé de 75 ans, bénéficie d'une longue expérience des arcanes parlementaires. Élu sénateur des Yvelines en 1986, il a présidé le Sénat sous trois présidents de la République différents (Nicolas Sarkozy, François Hollande et Emmanuel Macron) et a dirigé la chambre haute durant des périodes de cohabitation et de majorités diverses à l'Assemblée nationale.
Un rôle institutionnel majeur
La présidence du Sénat confère à son titulaire un poids politique significatif. En tant que deuxième personnage de l'État, le président du Sénat assure l'intérim de la présidence de la République en cas de vacance, comme cela s'est produit en 1974 avec Alain Poher. Gérard Larcher, qui a déjà exercé cette fonction d'intérim durant quelques jours en 2019 après la démission du président de la République, pourrait à nouveau être amené à jouer ce rôle selon les circonstances.
Par ailleurs, la présidence du Sénat offre une tribune importante pour peser sur la vie politique nationale. Gérard Larcher s'est régulièrement illustré par des prises de position critiques envers les réformes du gouvernement, notamment sur les questions de décentralisation ou de finances publiques. Il a également été un acteur clé dans les débats sur la réforme des retraites et sur les mesures budgétaires.
Un calendrier précis
L'élection à la présidence du Sénat se déroule au scrutin secret à la tribune, dans les jours qui suivent le renouvellement partiel de l'assemblée. Concrètement, la moitié des 348 sénateurs seront élus ou réélus le 27 septembre 2026. Le nouveau président sera ensuite choisi par ses pairs, lors d'une séance publique au Sénat. La date exacte du vote pour la présidence n'a pas encore été fixée officiellement, mais elle interviendra habituellement le premier mercredi suivant les élections sénatoriales, soit le 30 septembre 2026.
Gérard Larcher mise sur la confiance renouvelée de ses collègues pour obtenir un troisième mandat complet à la tête de l'institution. Toutefois, d'autres personnalités, tant à droite qu'au centre, pourraient se porter candidates, notamment si le rapport de forces au sein du Sénat évolue après les sénatoriales. La campagne pour ces élections s'annonce animée, avec des enjeux locaux et nationaux mêlés.