Les consommateurs britanniques devraient acquérir huit millions de mini-ventilateurs au cours de l'année 2026, d'après des estimations de la filière de la vente au détail. Ces petits appareils électriques portatifs, qui se négocient à partir de deux livres sterling (2,35 euros), connaissent un engouement croissant à chaque épisode de canicule. Toutefois, l'écrasante majorité de ces produits bon marché est conçue pour un usage limité, et près de la moitié des exemplaires vendus est destinée à terminer dans une décharge, alertent les mêmes sources.
Un marché dopé par les fortes chaleurs
L'été 2026 s'annonce particulièrement propice à la vente de ces accessoires de refroidissement individuels. Les mini-ventilateurs, souvent alimentés par une batterie lithium-ion et dotés d'une hélice en plastique, séduisent par leur prix très bas et leur praticité. Ils sont devenus un incontournable des événements en extérieur, comme les courses hippiques d'Ascot, où l'on voit de nombreux spectateurs s'en munir. Leur apparition dans les rayons des supermarchés et des magasins de produits saisonniers coïncide avec le début des fortes chaleurs.
Un impact environnemental préoccupant
Le revers de cette consommation de masse est son coût pour l'environnement. Sur les huit millions d'unités écoulées, environ 3,5 à 4 millions devraient être jetées après une seule saison, voire quelques semaines d'utilisation. Leur composition – plastique, métaux électroniques, batteries – les rend difficiles à recycler dans les filières classiques. La plupart atterrissent donc dans les décharges, où ils libèrent des substances polluantes. Les experts en gestion des déchets soulignent que ce phénomène aggrave le problème des déchets d'équipements électriques et électroniques (DEEE), déjà en forte hausse au Royaume-Uni.
Des alternatives durables limitées
Face à ce constat, des voix s'élèvent pour encourager les consommateurs à privilégier des modèles réutilisables ou à batterie rechargeable de meilleure qualité, même si ceux-ci restent plus chers à l'achat. Les données de vente suggèrent que le prix reste le facteur déterminant pour la majorité des acheteurs, au détriment de la durabilité. Les autorités locales et les associations de protection de l'environnement réclament une meilleure information sur le cycle de vie de ces produits et un renforcement des obligations de recyclage pour les fabricants.
Chiffres-clés de la saison
- 8 millions : nombre de mini-ventilateurs qui devraient être vendus au Royaume-Uni en 2026.
- 2 livres sterling : prix d'entrée de gamme de ces appareils.
- Près de 50 % : proportion des ventes qui finira en décharge, selon les estimations.
Le phénomène n'est pas isolé : d'autres pays européens connaissent des tendances similaires lors des épisodes de canicule. La question de la gestion des déchets issus de ces produits à très bas coût devient un enjeu pour les politiques de l'environnement et de l'économie circulaire.