Le garde des Sceaux a pris une décision de grande ampleur à la suite de l'affaire Lyhanna. Il a ordonné le réexamen de 70 000 plaintes impliquant des enfants. Cette mesure intervient après la marche blanche organisée à Fleurance, qui a rassemblé plusieurs milliers de personnes, dont les parents de la jeune fille.
Cette décision fait suite à la mobilisation populaire qui a eu lieu ce week-end. Plus de 6 000 personnes se sont réunies dans une atmosphère de recueillement et de colère, selon les autorités locales. Le maire de Fleurance a dénoncé une « défaillance sociétale », sans pour autant préciser la nature exacte de cette défaillance.
Les parents de Lyhanna ont exprimé leur douleur et leur colère lors de cette marche blanche. Ils ont été rejoints par une foule nombreuse, ainsi que par des élus locaux, mais aucun représentant national n'a fait le déplacement. Laurent Nuñez, ministre de l'Intérieur, interrogé sur une éventuelle démission, a répondu : « Démissionner ? Je ne suis pas propriétaire de ma charge », sans donner davantage de détails.
Le réexamen ordonné par le garde des Sceaux concerne précisément 70 000 plaintes. Il s'agit de dossiers où des enfants sont impliqués, soit comme victimes, soit comme plaignants. Le ministère de la Justice n'a pas encore précisé le calendrier ni les modalités de cette révision, mais elle devrait être menée par les parquets concernés.
L'affaire Lyhanna a également suscité une vague de soutien sur les réseaux sociaux, avec des célébrités qui se sont mobilisées. Ce phénomène médiatique a amplifié la pression sur les autorités judiciaires. Initialement, 5 000 personnes étaient attendues à la marche blanche, mais le nombre final a dépassé les prévisions, atteignant plus de 6 000 participants.
La commune de Fleurance s'était préparée à cet événement depuis plusieurs jours. Les organisateurs avaient appelé à un rassemblement dans le calme, mais les sentiments de colère et d'incompréhension étaient palpables. Les parents de Lyhanna ont mené la marche, entourés d'une foule recueillie.
Cette décision du garde des Sceaux marque un tournant dans la gestion des plaintes impliquant des mineurs. Elle intervient dans un contexte où la confiance dans le système judiciaire est remise en question, notamment en ce qui concerne la protection de l'enfance. Le réexamen de ces 70 000 dossiers pourrait révéler des dysfonctionnements ou des négligences pouvant aller jusqu'à des classements sans suite inappropriés.