Plus de six mille personnes ont arpenté les rues de Fleurance ce dimanche à l'occasion d'une marche blanche organisée en mémoire de Lyhanna, une adolescente dont le décès a bouleversé la commune et au-delà. Le cortège, bien plus nombreux que les prévisions initiales qui tablaient sur cinq mille participants, a témoigné d'une vague d'émotion et de colère face à ce drame.

Le maire de Fleurance a pris la parole devant la foule rassemblée, évoquant une « ville en colère » dans un « pays en colère », et a dénoncé ce qu'il a qualifié de « défaillance sociétale ». Ses propos ont reflété le sentiment partagé par de nombreux habitants, qui peinent à comprendre comment un tel drame a pu survenir. L'élu a pointé du doigt un système qui, selon lui, n'a pas su protéger la jeune fille.

Les parents de Lyhanna ont également conduit le rassemblement, entourés d'une foule recueillie. Des porte-parole de l'association La Voix de l'enfant, dont Martine Brousse, étaient présents. Cette dernière a estimé que « les gens ont raison d'être en colère si cette colère est positive », suggérant que cette énergie pourrait être canalisée pour provoquer des changements concrets dans la protection de l'enfance.

Si la mobilisation citoyenne a été massive, la marche blanche s'est déroulée sans incident notable. Les participants, venus de Fleurance et des localités avoisinantes, ont observé des minutes de silence et déposé des fleurs en mémoire de l'adolescente. Des élus locaux ont également pris part au cortège, mais aucune figure politique nationale n'a été signalée sur place.

Une affaire qui suscite l'indignation au-delà de la région

L'affaire Lyhanna a rapidement dépassé les frontières du Gers pour susciter une indignation nationale. Sur les réseaux sociaux, de nombreuses célébrités ont relayé leur soutien à la famille et appelé à une meilleure protection des mineurs. Cette vague de solidarité numérique a contribué à amplifier la visibilité de la marche blanche et à faire pression sur les autorités.

Le contexte exact du décès de Lyhanna n'a pas été communiqué dans le détail par les sources, mais les circonstances ont provoqué une onde de choc dans l'opinion publique. Les participants à la marche blanche ont exprimé leur colère face à ce qu'ils perçoivent comme une répétition de drames évitables, appelant à des mesures fortes pour renforcer la protection de l'enfance.

Un appel à l'action

Le maire de Fleurance a profité de cette tribune pour interpeller directement les pouvoirs publics. Sa dénonciation d'une « défaillance sociétale » a été reprise par plusieurs orateurs, qui ont plaidé pour une refonte des dispositifs de signalement et de suivi des situations à risque. La colère exprimée dans les rues de Fleurance pourrait ainsi se transformer en revendications adressées au gouvernement.

Pour l'heure, la famille de Lyhanna reste dans la douleur et dans l'attente des conclusions de l'enquête judiciaire. La marche blanche de ce dimanche a au moins eu le mérite de montrer que la mémoire de l'adolescente ne sera pas oubliée, et que la société civile attend des réponses et des actes concrets.