Pour la deuxième fois en quelques jours, la place Vendôme a été le théâtre d’une protestation d’ampleur dans le cadre de l’affaire Lyhanna. Les manifestants, rassemblés à l’appel de la coalition féministe et enfantiste réclamant une loi intégrale contre les violences sexuelles, ont rempli l’espace situé devant le ministère de la Justice pour dénoncer l’inaction présumée des autorités et réclamer le départ de Gérald Darmanin, actuel ministre de la Justice.
Une mobilisation qui s’amplifie
Ce rassemblement intervient alors que 150 associations avaient déjà appelé, quelques jours plus tôt, à organiser des rassemblements chaque lundi devant les tribunaux de France. La place Vendôme, symbole du pouvoir judiciaire, a été choisie pour concentrer des revendications qui dépassent le seul cas de Lyhanna, une jeune femme dont la situation a cristallisé les critiques sur le traitement des violences sexuelles par la justice.
Les participants portaient des pancartes et scandaient des slogans appelant à des moyens accrus pour les juridictions, à une meilleure protection des victimes et à la démission du garde des Sceaux. Aucun chiffre officiel de la participation n’a été communiqué, mais les témoignages évoquent une foule dense, comparable à celle du premier rassemblement.
Des revendications précises
Au-delà de l’exigence de départ de Gérald Darmanin, les organisateurs demandent une réforme en profondeur du système de traitement des plaintes pour violences sexuelles. La coalition féministe et enfantiste, à l’origine de l’appel, milite pour une loi intégrale qui garantirait un accompagnement systématique des victimes, des délais de procédure raccourcis et une formation renforcée des magistrats et des policiers.
Le cas de Lyhanna a mis en lumière des dysfonctionnements répétés, selon les associations, dans le suivi judiciaire de son dossier. Les manifestants estiment que la responsabilité politique du ministre est engagée, ce qui motive leur demande de démission.
Un mouvement qui s’organise
Les rassemblements des lundis devant les tribunaux, déjà lancés dans plusieurs villes, devraient se poursuivre dans les semaines à venir. Les organisateurs espèrent maintenir la pression sur le gouvernement et le Parlement pour obtenir des avancées législatives. La place Vendôme reste un lieu stratégique pour ces actions, directement sous les fenêtres du ministère de la Justice.
Aucune réaction officielle n’a été rapportée à ce stade de la part de Gérald Darmanin ou de son entourage. La mobilisation semble toutefois appelée à se développer, alors que l’affaire Lyhanna continue de susciter une vive émotion dans l’opinion publique et au sein des associations de défense des droits des femmes et des enfants.