Alors que les chefs d'État et de gouvernement des pays membres du G7 poursuivent leurs travaux à Évian, le président Emmanuel Macron a tenu un échange de travail avec les dirigeants d'OpenAI, Google DeepMind et Anthropic. Cette rencontre, qui s'est déroulée en marge des sessions officielles du sommet, illustre la place croissante des enjeux liés à l'intelligence artificielle dans les discussions diplomatiques.

Les trois entreprises figurent parmi les acteurs les plus influents du secteur de l'IA. OpenAI est à l'origine de modèles comme GPT, Google DeepMind mène des recherches de pointe en apprentissage automatique, et Anthropic se concentre sur le développement d'intelligences artificielles sûres et éthiques. La présence de leurs responsables à Évian souligne la volonté des dirigeants du G7 d'associer le monde de la tech à leurs réflexions sur la régulation et l'avenir de cette technologie.

Un format de travail restreint

Selon les informations disponibles, cette réunion de travail a réuni l'ensemble des chefs d'État du G7, aux côtés des représentants des trois entreprises. Elle s'inscrit dans une séquence plus large du sommet, qui aborde des sujets aussi variés que la situation au Moyen-Orient, le conflit en Ukraine ou les équilibres économiques mondiaux, mais aussi les défis technologiques et leur encadrement.

Le choix d'Évian-les-Bains comme lieu du sommet, sur les rives du lac Léman, offre un cadre propice à des discussions informelles et bilatérales parallèles aux séances plénières. Cette entrevue avec les acteurs de l'IA reflète une méthode que la présidence française a déjà utilisée par le passé : réunir industriels et décideurs politiques pour tenter de définir des règles communes face à une innovation rapide.

Les enjeux de l'intelligence artificielle au cœur du G7

L'intelligence artificielle figure en bonne place à l'ordre du jour du G7 d'Évian. Les sept grandes puissances économiques cherchent à élaborer une position commune sur plusieurs questions clés : la sécurité des systèmes, la protection des données personnelles, la propriété intellectuelle, l'impact sur l'emploi ou encore la lutte contre la désinformation générée par l'IA.

L'initiative d'Emmanuel Macron intervient dans un contexte où plusieurs pays, dont la France, poussent pour une régulation internationale de l'IA, à l'image de ce qui a été amorcé avec l'Union européenne et son règlement sur l'intelligence artificielle. Les discussions avec OpenAI, Google DeepMind et Anthropic pourraient contribuer à définir des engagements volontaires de la part des entreprises, en complément des contraintes législatives.

Aucune déclaration publique n'a été faite à l'issue de la réunion. Les participants devraient toutefois évoquer les grandes lignes de leurs échanges lors des points presse prévus en fin de sommet. La rencontre souligne la volonté des dirigeants du G7 de ne pas laisser le seul secteur privé fixer les normes d'une technologie appelée à bouleverser de nombreux secteurs économiques et sociaux.