Le président des États-Unis, Donald Trump, a annoncé mardi la nomination de Bill Pulte au poste de directeur par intérim du renseignement national. Agé de 38 ans, Pulte dirigera donc par intérim l’ensemble des services de renseignement américains tout en conservant ses fonctions actuelles de directeur de l’Agence fédérale de financement du logement (FHFA), l’organisme qui supervise les géants du crédit hypothécaire Fannie Mae et Freddie Mac.
Cette décision intervient après la démission de Tulsi Gabbard, ancienne élue du Congrès pour Hawaï et figure connue pour son scepticisme à l’égard des interventions militaires à l’étranger. Celle-ci a quitté ses responsabilités pour se consacrer à son époux, confronté à un diagnostic de cancer.
Un proche allié politique
Bill Pulte est considéré comme un allié politique proche de Donald Trump. Depuis son poste à la FHFA, il s’est illustré en ciblant des adversaires politiques du président, accusant notamment le sénateur démocrate Adam Schiff et la procureure générale de l’État de New York, Letitia James, de fraude hypothécaire.
Originaire de Floride, Pulte est le petit-fils de William J. Pulte, fondateur de PulteGroup, l’une des principales entreprises de construction résidentielle du pays. Son parcours professionnel antérieur ne comporte pas d’expérience directe avérée dans le domaine du renseignement.
Des responsabilités dans un contexte de guerre
Le nouveau directeur par intérim du renseignement national sera amené à traiter des dossiers de sécurité majeurs, alors que les États-Unis sont engagés dans un conflit militaire avec l’Iran. Dans un message publié sur son réseau Truth Social, Donald Trump a justifié ce choix en évoquant « la profonde expérience de Bill Pulte dans la gestion des sujets les plus sensibles d’Amérique, la sûreté et la solidité des marchés, et de plus de 10 000 milliards de dollars chez Fannie Mae et Freddie Mac, un montant en hausse substantielle par rapport à ce qu’il était il y a seulement douze mois ».
Cette nomination s’inscrit dans un mouvement plus large de renouvellement des cadres dirigeants de l’administration américaine, dont le chef de l’État a fréquemment modifié l’organigramme depuis son retour à la Maison-Blanche.