Cédric Jubillar, jugé et condamné l’an dernier pour le meurtre de sa femme Delphine, a finalement reconnu les faits dans un courrier manuscrit transmis à son conseil. L’information a été rendue publique par l’avocat de l’accusé, qui a précisé avoir reçu cette lettre ces derniers jours. Ce document constitue une rupture majeure dans le discours de l’ancien peintre en bâtiment, qui n’avait cessé de clamer son innocence depuis sa mise en examen en janvier 2021.
Un aveu après des années de dénégations
Jusqu’à présent, Cédric Jubillar maintenait n’avoir aucune responsabilité dans la disparition de Delphine, survenue dans la nuit du 15 au 16 décembre 2020 à Cagnac-les-Mines, dans le Tarn. À l’issue d’un procès de quatre semaines devant la cour d’assises du Tarn, il avait été reconnu coupable de meurtre par conjoint et condamné à trente ans de réclusion criminelle. Il avait immédiatement fait appel de cette décision, et sa défense plaidait toujours son innocence. La lettre adressée à son avocat marque un tournant décisif dans cette affaire sans corps, qui a tenu la France en haleine.
Pas de précisions sur les circonstances
Les sources disponibles n’indiquent pas si Cédric Jubillar détaille les circonstances du décès ni s’il révèle l’emplacement de la dépouille de son épouse, toujours recherchée par les enquêteurs. La famille de Delphine Jubillar réclame depuis des années de pouvoir organiser des funérailles. L’avocat de l’accusé n’a pas communiqué le contenu exact de la lettre, mais a confirmé qu’il s’agissait d’une reconnaissance des faits.
Réactions et suites judiciaires
Du côté de la partie civile, on attend de pouvoir prendre connaissance de ce courrier. Les avocats des proches de la victime ont rappelé que ce n’est pas la première fois que Cédric Jubillar laisse entendre des éléments contradictoires, mais que cette fois-ci, l’écrit pourrait avoir une valeur importante dans la procédure d’appel. L’affaire reste désormais entre les mains de la justice, qui devra statuer sur la portée de ces aveux tardifs. La cour d’assises d’appel pourrait convoquer de nouvelles audiences si la défense ou l’accusation le jugent nécessaire.
Un dossier marqué par l’absence de corps
Delphine Jubillar, infirmière de 33 ans et mère de deux enfants, a disparu sans laisser de traces. Malgré des fouilles et des investigations approfondies, son corps n’a jamais été retrouvé. Cette absence a constitué le principal défi du procès, les jurés devant se prononcer sur la base d’un faisceau d’indices. La reconnaissance écrite de Cédric Jubillar pourrait permettre de lever une partie des zones d’ombre qui persistent, même si les motivations et les circonstances exactes restent à éclaircir.