Le dernier bilan communiqué par les services d'urgence ukrainiens fait état d'au moins trente morts et d'une centaine de blessés après la salve de frappes russes qui a touché Kiev dans la journée. Les opérations de secours se poursuivent sous les décombres, les équipes craignant de découvrir de nouveaux corps.
Selon des responsables locaux, plusieurs quartiers de la capitale ont été visés par des missiles, provoquant des incendies et des destructions importantes. Un hôpital pour enfants figure parmi les bâtiments touchés, ce qui a provoqué une vive émotion au sein de la population. Des images non vérifiées montrent des équipes médicales évacuant des patients dans la précipitation alors que les sirènes retentissaient encore.
Une attaque d'une rare violence
Cet assaut intervient alors que les tensions restent extrêmement vives sur le front diplomatique. Quelques heures avant l'annonce du nouveau bilan, le président ukrainien avait dénoncé ce qu'il qualifie de « terreur délibérée » contre les civils. De son côté, Moscou justifie ces frappes par la nécessité de détruire ce qu'il présente comme des infrastructures militaires, une assertion que Kiev dément formellement.
Des responsables de l'administration présidentielle ukrainienne ont indiqué que des discussions étaient en cours avec des partenaires occidentaux pour renforcer la défense aérienne du pays. La capacité à intercepter les missiles russes demeure un enjeu crucial, alors que les frappes se multiplient sur les grandes villes.
Réactions sur la scène internationale
Plusieurs capitales occidentales ont exprimé leur indignation face à ce qu'elles décrivent comme une escalade inacceptable. Des appels à de nouvelles sanctions contre la Russie ont été formulés, tandis que les organisations humanitaires réclament un accès immédiat aux zones sinistrées pour porter assistance aux blessés.
Sur le plan militaire, l'armée ukrainienne affirme avoir abattu une partie des projectiles avant qu'ils n'atteignent leurs cibles, mais admet que la densité de l'attaque a saturé les systèmes de défense. Des experts soulignent que l'utilisation de missiles de croisière et de drones complique encore davantage la tâche des artilleurs anti-aériens.
Une situation humanitaire déjà critique
Les hôpitaux de la capitale sont débordés. Des appels aux dons de sang ont été lancés par les autorités sanitaires, tandis que des équipes de psychologues sont déployées pour soutenir les familles des victimes. De nombreux habitants ont passé la nuit dans les abris, les alertes aériennes s'étant succédé sans interruption.
Cette attaque marque une intensification notable de la campagne de bombardements russes sur les zones urbaines, après plusieurs mois où les frappes semblaient davantage cibler les infrastructures énergétiques. Le choix de viser un hôpital rappelle des épisodes précédents du conflit qui avaient provoqué des condamnations unanimes.
Alors que le bilan humain continue de s'alourdir, la communauté internationale attend avec inquiétude les prochaines annonces des belligérants, tandis que les négociations de paix piétinent.