Alors que la Coupe du Monde 2026 entrait dans sa deuxième semaine, un constat s’imposait dans les villes hôtes des États-Unis, du Canada et du Mexique : l’état d’esprit des populations locales avait nettement évolué. Là où les craintes liées aux embouteillages, à la sécurité et au coût de l’organisation dominaient avant le coup d’envoi, une majorité d’habitants semble désormais embrasser la fête sportive.

Un revirement d’opinion Des témoignages recueillis dans plusieurs agglomérations accueillant des matches témoignent de ce basculement. « Je redoutais la Coupe du Monde mais je l’embrasse maintenant », confie ainsi un résident, résumant un sentiment partagé. La liesse collective, les défilés de supporters aux couleurs des trente-deux nations participantes et l’ambiance festive dans les fan-zones ont progressivement dissipé les appréhensions initiales.

Des rencontres et une ambiance uniques Les rues de métropoles comme Houston, Atlanta, Vancouver ou Guadalajara se sont remplies de fans venus du monde entier. Les images montrent des groupes de supporters mexicains, néerlandais et équatoriens mêlés sur les places publiques, illustrant la mixité propre à un événement planétaire. Les commerçants, les restaurateurs et les exploitants de transports en commun constatent une affluence inattendue, qui dynamise l’économie locale.

Des controverses persistantes Toutefois, cette réconciliation n’est pas unanime. Certaines critiques persistent, notamment sur la sécurité renforcée, la surconsommation de ressources publiques et la présence de sponsors aux pratiques contestées. Des voix s’élèvent aussi contre l’emprise des grandes entreprises sur la fête populaire. Mais pour beaucoup, l’expérience vécue sur place a balayé les préventions.

Un tournoi hors norme La première Coupe du Monde organisée par trois pays et comprenant 48 équipes suscite des aménagements inédits. Les distances entre les sites imposent de longs déplacements aux supporteurs, mais la couverture médiatique et les infrastructures déployées contribuent à créer un sentiment d’unité. Les villes hôtes, qui redoutaient une paralysie, font au contraire état d’une effervescence maîtrisée.

Vers une réévaluation de l’héritage Alors que la phase finale approche, les autorités locales commencent à dresser un premier bilan. Plusieurs maires se félicitent de l’afflux touristique et de la visibilité mondiale offerte à leur cité. Les opposants, de leur côté, rappellent les coûts assumés par les contribuables et les dérives sécuritaires. Mais dans l’ensemble, l’adhésion semble gagner du terrain, au point que les détracteurs les plus véhéments du début du tournoi reconnaissent désormais une certaine réussite.

Ce revirement, s’il devait se confirmer jusqu’à la finale, pourrait redéfinir la perception de l’événement et son héritage sur le continent nord-américain. Pour l’heure, les rues continuent de vibrer au rythme des hymnes et des chants, preuve que le football a trouvé un large public au-delà des stades.