Un habitant qui se trouvait à proximité du lieu du crash, survenu près de Tomblaine (Meurthe-et-Moselle), déclare avoir vu deux personnes éjectées de l'aéronef avant que celui-ci ne s'écrase. « Je suis un peu choqué et surpris », confie-t-il, décrivant une scène qu'il n'avait jamais imaginée. Ce témoignage direct vient s'ajouter aux éléments déjà recueillis par les enquêteurs, tandis que l'appareil, un Pilatus PC-6, ne disposait pas de boîte noire, compliquant la tâche des experts chargés de déterminer les causes de l'accident.
Un avion non équipé d'enregistreur de vol
Le Bureau d'enquêtes et d'analyses (BEA) a confirmé que le Pilatus PC-6 n'était pas doté d'un enregistreur de paramètres ni d'un enregistreur phonique. Les investigations s'appuieront donc sur d'autres sources : les vidéos amateures filmées par des témoins, la trajectoire reconstituée par les radars, les communications radio entre le pilote et la tour de contrôle, ainsi que l'examen des débris. Les enquêteurs espèrent ainsi reconstituer le déroulement des faits malgré l'absence de ces précieux dispositifs.
Un appareil bien connu des parachutistes
Le président de la Fédération française de parachutisme, Yves-Marie Guillaud, a réagi avec émotion. « J'ai sauté de cet appareil des milliers de fois », a-t-il déclaré, rendant hommage aux victimes et exprimant sa consternation face à ce drame. Le Pilatus PC-6 est un monomoteur à hélice largement utilisé pour le parachutisme, réputé pour sa fiabilité et sa capacité à voler à basse vitesse. Il effectuait ce jour-là un vol de loisir avec à son bord des parachutistes, quand il s'est écrasé dans une zone boisée, provoquant la mort de onze personnes.
Un habitant, témoin direct de la chute
Un riverain, Alex, a vu l'accident se produire sous ses yeux. « J'ai vu deux personnes être éjectées de l'avion avant l'impact », a-t-il rapporté. Il ajoute que le choc a été violent et que l'incendie qui a suivi a ravagé la carlingue. Ce témoignage est considéré comme crucial par les enquêteurs, car il pourrait aider à comprendre la séquence des événements dans les derniers instants du vol. L'homme se dit « un peu choqué et surpris » par ce qu'il a vu, mais il estime important de relater les faits pour contribuer à l'enquête.
Une enquête technique et judiciaire
Parallèlement aux investigations du BEA, une enquête judiciaire a été ouverte pour déterminer les causes de la catastrophe. Le parquet de Nancy a confié les investigations à la gendarmerie des transports aériens (GTA). Les premiers éléments recueillis n'ont pas permis d'identifier une cause évidente. Les experts examinent notamment la possibilité d'une panne mécanique, d'une erreur humaine ou de conditions météorologiques défavorables, même si ces dernières n'ont pas été signalées comme exceptionnelles au moment du drame.
La cellule psychologique mise en place pour les proches des victimes et les témoins est toujours active. Les autorités locales ont appelé à la plus grande prudence dans l'attente des résultats de l'enquête, qui pourrait prendre plusieurs mois.