L’ensemble de Cuba a été privé d’électricité après un nouvel effondrement du Système électrique national (SEN) survenu dans la nuit du 14 au 15 juillet 2026. Les autorités cubaines ont indiqué qu’il s’agissait du troisième blackout national en dix jours et du cinquième depuis le début de l’année. La reprise du courant a été qualifiée de lente, avec des rétablissements partiels observés dès le 15 juillet.

Cette nouvelle panne intervient dans un contexte de tension permanente sur le réseau, accentué par des difficultés d’approvisionnement en combustible. Cuba ne produit qu’environ 40 % du pétrole dont il a besoin et doit importer le reste, mais les restrictions imposées par les États-Unis entravent l’arrivée de cargaisons. En mars 2026, la Russie avait livré 730 000 barils de pétrole brut, une réserve épuisée dès la fin avril, selon les informations disponibles.

Les coupures à répétition affectent lourdement la vie quotidienne des près de dix millions de Cubains et paralysent une partie de l’activité économique. Des scènes d’habitants utilisant des lampes torches et des téléphones portables pour s’éclairer dans les rues de La Havane ont été rapportées. Le gouvernement américain maintient ce que les autorités cubaines décrivent comme un blocus de facto, en particulier sur les hydrocarbures, que Washington justifie par des sanctions visant le régime de l’île.

La situation énergétique cubaine, déjà fragile depuis plusieurs années, s’est fortement dégradée en 2026. Les pannes générales successives, combinées à l’usure des infrastructures thermiques et à l’absence de devises pour acheter du carburant sur les marchés internationaux, placent le pays dans une situation de plus en plus critique. Aucune indication n’a été donnée sur une possible résolution à court terme, les autorités locales appelant à la patience tandis que les ingénieurs travaillent à stabiliser le réseau.