Des adieux sans fête pour l'Albiceleste
Le retour de l'équipe d'Argentine à Buenos Aires ne sera pas marqué par des réjouissances populaires. Le président Javier Milei a indiqué qu'il abandonnait le projet de célébrer les joueurs après leur défaite en finale de la Coupe du monde 2026, dimanche à New York, face à l'Espagne (1-0 après prolongation).
« Les joueurs avaient le choix entre six célébrations différentes. Compte tenu de la tristesse qu'ils ressentaient après la défaite, ils ont décidé de ne pas célébrer », a expliqué le chef de l'État, appelant à « respecter la décision prise par les joueurs ». Il n'y aura donc ni jour férié national ni rassemblement officiel pour accueillir Lionel Messi et ses coéquipiers.
Une proposition renoncée
Dans la soirée de la finale, Javier Milei avait pourtant évoqué la possibilité de décréter un jour chômé afin de permettre au pays de saluer ses héros sportifs. Le président avait laissé le choix de la date aux membres de la sélection et à l'encadrement technique. Mais face au refus des joueurs, éprouvés par l'échec au Meadowlands Stadium, le gouvernement a renoncé à toute manifestation publique.
Cette décision intervient alors que la presse internationale avait vivement critiqué l'attitude de l'Albiceleste durant la finale, fustigeant notamment des comportements jugés antisportifs. Toutefois, les joueurs argentins ont préféré se retirer dans l'intimité plutôt que d'affronter une foule dont le soutien aurait pu raviver leur déception.
Un Mondial américain sous le signe de l'amertume
L'Argentine, tenante du titre après son sacre en 2022, espérait remporter une nouvelle étoile. Mais la Roja espagnole a eu raison des hommes de Lionel Scaloni, plongeant tout un pays dans le silence. Lionel Messi, qui disputait probablement son dernier Mondial, n'a pas caché son abattement.
Pour de nombreux Argentins, l'annulation des célébrations ajoute une note mélancolique à une campagne qui avait pourtant débuté en fanfare. L'Albiceleste avait survolé les phases de groupes et éliminé l'Égypte en huitièmes avant de tomber face à l'Espagne.
Une décision respectée mais regrettée
Si la présidence a mis en avant le respect de la volonté des joueurs, certains observateurs regrettent que le pays ne puisse pas exprimer sa gratitude envers des champions qui ont porté haut les couleurs nationales. Javier Milei n'a pas annoncé de nouvelle initiative pour honorer l'équipe. Le gouvernement se contentera de recevoir discrètement les membres de la délégation à leur retour.
Cette situation inédite contraste avec l'enthousiasme qui avait suivi le titre de 2022, où des millions d'Argentins avaient envahi les rues de Buenos Aires. Quatre ans plus tard, la tristesse a pris le pas sur la joie.