Les autorités iraniennes ont annoncé, ce samedi 20 juin, la fermeture officielle du détroit d'Ormuz, selon des informations diffusées par leurs canaux officiels. Cette déclaration intervient alors que les opérations de déminage de quelque quatre-vingts mines marines, menées dans le cadre d'un accord de cessez-le-feu, peinent à rétablir un trafic maritime normal dans cette voie stratégique.

L'annonce de Téhéran marque un durcissement significatif de la position iranienne. Depuis plusieurs semaines, le trafic dans le détroit était quasiment à l'arrêt en raison du conflit et de la présence de mines. Les compagnies maritimes, déjà très prudentes, devraient observer cette nouvelle déclaration avec une inquiétude renouvelée.

Le détroit d'Ormuz est un point de passage essentiel pour le transport du pétrole et du gaz naturel liquéfié. Sa fermeture, même partielle, a des répercussions directes sur les marchés énergétiques mondiaux. Les prix du brut ont déjà connu des fluctuations importantes ces derniers jours, et cette annonce pourrait accentuer les tensions.

Les opérations de déminage, qui devaient permettre une reprise progressive de la navigation, se heurtent à des difficultés techniques et sécuritaires. Plusieurs sources proches du dossier indiquaient ces derniers jours que le retour à un trafic normal prendrait du temps. La déclaration de fermeture officielle par les autorités iraniennes remet en cause les perspectives de réouverture rapide.

Aucune réaction immédiate n'a été émise par les autres parties prenantes, notamment les pays riverains et les forces navales internationales présentes dans la zone. La communauté internationale suit la situation avec attention, tandis que les armateurs suspendent leurs traversées dans l'attente d'éclaircissements.