À un an de l'échéance présidentielle, l'ancien Premier ministre Édouard Philippe, candidat déclaré, a précisé sa vision du scrutin. Dans un entretien, il a estimé que le débat sur le macronisme était secondaire par rapport à l'action concrète pour le pays. « Le sujet, ce n'est pas de rompre ou de ne pas rompre, c'est de faire », a-t-il déclaré.
Le maire du Havre assume s'inscrire dans une forme de continuité qui, selon lui, précède le mandat d'Emmanuel Macron, notamment dans les domaines de la défense et de la construction européenne. Il considère que certaines réformes menées lorsqu'il était à Matignon, entre 2017 et 2020, allaient dans le bon sens : réduction du déficit, attractivité économique, baisse du chômage, réindustrialisation ou encore développement de l'apprentissage. Il a toutefois souligné une conception différente de l'exercice du pouvoir, estimant que depuis Nicolas Sarkozy, les chefs de l'État ont cherché « au moins autant à gouverner qu'à présider », ce qui ne correspond pas, selon lui, à la lecture qu'il fait des institutions.
Appel à l'union des droites et du centre
Édouard Philippe a insisté sur la nécessité d'un rassemblement politique pour remporter l'élection. « Pour faire avancer le pays, il faut un grand rassemblement de la droite et du centre », a-t-il affirmé. Se présentant comme « un homme libre qui sait ce qu'il a fait, ce qu'il assume, ce qu'il veut changer », il a lancé un appel implicite à ses concurrents potentiels dans le bloc central : l'ancien Premier ministre Gabriel Attal et le sénateur Bruno Retailleau. Il s'est dit convaincu que ces deux hommes, par « sens des responsabilités », s'effaceraient en sa faveur s'il apparaissait en tête dans les sondages. Il a ajouté qu'il saurait prendre ses propres responsabilités pour rassembler.
Premier meeting programmé
Le candidat a par ailleurs annoncé la tenue de son premier grand meeting de campagne. Il se déroulera le 5 juillet à l'Adidas Arena, dans la capitale. Cet événement devrait marquer le lancement public et structuré de sa campagne en vue du scrutin de 2027.