Alors que le détroit d'Ormuz demeure partiellement bloqué, avec plus de 500 navires en attente au large des côtes iraniennes et seulement 25 traversées autorisées en une seule journée, les autorités irakiennes se montrent optimistes quant à une reprise rapide de leur production pétrolière. Bagdad estime pouvoir retrouver son niveau d'extraction d'avant le conflit au Moyen-Orient 'd'ici un à deux mois', selon une déclaration officielle.
Un effondrement spectaculaire des exportations
Les conséquences des tensions dans la région ont été sévères pour l'Irak. Les expéditions de brut via le détroit d'Ormuz, voie de transit essentielle pour le pétrole irakien, sont passées de 93 millions de barils par mois à seulement 10 millions, soit une chute vertigineuse de près de 90 %. Cette baisse drastique illustre l'impact du conflit sur les approvisionnements énergétiques mondiaux.
Un fragile début de déblocage
Malgré l'accord intervenu entre Téhéran et Washington, la situation reste précaire dans le détroit. Les quelques navires qui parviennent à franchir le passage sont soumis à des inspections rigoureuses et à des autorisations au cas par cas. Le chiffre de 25 traversées en une journée témoigne d'un trafic encore très loin de la normale, mais suggère une première brèche après des semaines de paralysie quasi totale.
Les perspectives irakiennes
L'optimisme affiché par les responsables irakiens repose sur plusieurs facteurs. La levée progressive des blocages et la perspective d'une stabilisation régionale laissent entrevoir un retour des exportations à leur rythme antérieur. 'Nous pensons pouvoir rétablir notre production de pétrole d'avant-guerre d'ici un à deux mois', a indiqué un porte-parole du ministère du Pétrole, citant les efforts de réparation des infrastructures et la reprise annoncée des flux via Ormuz.
Si cet horizon se confirme, l'Irak pourrait rapidement retrouver une capacité d'exportation proche de 3 millions de barils par jour, ce qui contribuerait à apaiser les marchés mondiaux encore sous tension depuis le déclenchement du conflit au Moyen-Orient.