Le vice-président des États-Unis, J.D. Vance, est arrivé en Suisse ce dimanche 21 juin pour entamer un nouveau cycle de négociations avec l'Iran, portant à la fois sur le programme nucléaire iranien et sur la situation au Liban. Les discussions doivent se dérouler dans la station montagnarde de Buergenstock, sous l'égide de médiateurs.

Ouverture des pourparlers

Les délégations américaine et iranienne sont attendues pour des débats « au cours de la matinée », a indiqué le Département fédéral des affaires étrangères suisse dans un communiqué. Côté américain, J.D. Vance conduit la délégation ; côté iranien, le négociateur en chef Mohammad Bagher Ghalibaf, également président du Parlement, est assisté du ministre des Affaires étrangères Abbas Araghchi. Cette rencontre constitue la première participation directe d'un vice-président américain à ce dossier, signe de l'importance accordée par Washington à ces pourparlers.

Objectifs divergents mais connexes

Avant son départ, J.D. Vance s'est dit confiant de voir des progrès sur les dossiers nucléaire et libanais. « Je pense que nous allons, je l'espère, progresser sur la question nucléaire et sur la question du cessez-le-feu au Liban », a-t-il déclaré aux journalistes à bord de l'avion à la base aérienne de Joint Base Andrews, dans le Maryland, ajoutant que les discussions pourraient s'étendre sur « quelques jours ».

Les deux parties abordent toutefois ces sujets avec des priorités différentes. Selon des sources proches des négociations, les États-Unis souhaitent aborder d'emblée la question nucléaire, tandis que l'Iran insiste pour obtenir d'abord un arrêt des combats au Liban, où Israël a mené des frappes que Téhéran qualifie de violations de l'accord intérimaire.

Détroit d'Ormuz : une pression supplémentaire

Ce week-end, le Corps des gardiens de la révolution islamique a annoncé la fermeture du détroit d'Ormuz, en réaction aux attaques israéliennes au Liban. Cette décision intervient alors que les deux parties viennent de convenir, plus tôt cette semaine, d'une prolongation de 60 jours du cessez-le-feu dans le conflit qui les oppose. L'armée américaine a toutefois indiqué que les navires commerciaux continuaient de circuler normalement.

Présence pakistanaise

Le Pakistan, qui joue un rôle de médiateur, a également dépêché une délégation de haut niveau. Le Premier ministre Shehbaz Sharif et le chef de l'armée, le maréchal Syed Asim Munir, sont arrivés en Suisse pour participer aux discussions, selon des sources officielles.

Vers une trêve durable ?

Ces pourparlers font suite à des semaines d'intenses tractations diplomatiques. La guerre entre les États-Unis et l'Iran, déclenchée en mars 2026, a fait des milliers de morts et plongé la région dans une crise humanitaire. L'accord intérimaire signé en mai prévoyait une trêve de 60 jours, renouvelée cette semaine, mais les violences au Liban et la fermeture du détroit d'Ormuz ont ravivé les tensions.

Les observateurs estiment que la participation de J.D. Vance, la plus haute autorité américaine à se rendre sur place depuis le début du conflit, pourrait marquer une étape décisive vers un accord de paix global. Les résultats des discussions devraient être annoncés dans les prochains jours.