Le Venezuela panse ses plaies après la double secousse qui a ébranlé le pays le 24 juin. Selon les autorités, deux séismes de magnitudes 7,2 et 7,5 se sont produits à seulement trente-neuf secondes d'intervalle, provoquant des destructions massives, notamment dans la région de la capitale Caracas. Le dernier bilan officiel, communiqué le 25 juin par la présidente par intérim Delcy Rodriguez, fait état d'au moins 32 morts et de plus de 700 blessés. Face à l'ampleur de la catastrophe, l'état d'urgence a été instauré sur l'ensemble du territoire.
Des secousses d'une rare violence
Les deux événements sismiques, survenus en soirée, sont considérés comme les plus puissants enregistrés au Venezuela depuis cent vingt-six ans. Les répliques ont été nombreuses dans les heures qui ont suivi, semant la panique parmi la population. De nombreux immeubles se sont effondrés à Caracas et dans les localités environnantes, comme en témoignent les images de bâtiments réduits en amas de gravats. Les services d'urgence sont à pied d'œuvre pour rechercher d'éventuels survivants prisonniers des décombres. Un témoin a confié son effroi en déclarant : « On a eu l'impression que la terre n'allait jamais s'arrêter de trembler ».
Une mobilisation internationale en cours
La communauté internationale a rapidement réagi. Le président américain a fait savoir que les États-Unis étaient « prêts et disposés » à porter secours au Venezuela. Le secrétaire d'État Marco Rubio a officialisé le déploiement immédiat « d'équipes de secouristes, de moyens médicaux et d'une assistance humanitaire ». De son côté, le Premier ministre indien Narendra Modi a déclaré que son pays était prêt à fournir toute l'aide possible à Caracas. Ces offres de soutien interviennent alors que le Venezuela traverse déjà une grave crise économique et politique.
Un défi logistique pour les secours
Les équipes de recherche s'activent dans les zones les plus touchées, mais les dégâts sur les infrastructures compliquent leur travail. Les routes endommagées et les coupures d'électricité entravent l'acheminement de l'aide. Les hôpitaux, déjà fragilisés, sont submergés par l'afflux de blessés. Les autorités vénézuéliennes n'ont pas encore communiqué de chiffres définitifs, redoutant que le bilan ne s'alourdisse à mesure que les décombres sont fouillés.