La capitale vénézuélienne a été secouée par deux séismes majeurs survenus à quelques secondes d'intervalle, mercredi 24 juin, aux alentours de 18 h 04, heure locale. Selon les données de l'Institut d'études géologiques des États-Unis, le premier séisme, d'une magnitude de 7,2, a eu son épicentre dans l'État de Yaracuy, à l'ouest de Caracas, à une profondeur de 22 kilomètres. Trente-neuf secondes plus tard, un second tremblement de terre, d'une magnitude de 7,5, s'est produit à proximité, à une profondeur d'environ 10 kilomètres. Il s'agit de l'un des séismes les plus puissants à avoir touché le pays depuis un siècle.

Les secousses ont été ressenties jusqu'à Bogota, la capitale colombienne, située à plus de mille kilomètres de distance. Plus d'une vingtaine de répliques ont été enregistrées, affectant principalement la région côtière du nord du pays, notamment La Guaira, Aragua, Carabobo et Falcón. Les événements se sont produits alors que le pays célébrait un jour férié national, commémorant la bataille de Carabobo de 1821.

Des scènes de chaos et d'effondrement

Dans la capitale, des immeubles se sont effondrés et les rues se sont remplies de débris. Le maire de la municipalité de Chacao, Gustavo Duque Saez, a indiqué qu'au moins deux bâtiments s'étaient complètement écroulés dans sa zone. Il a précisé que dix-huit personnes avaient été secourues vivantes et que plus de cinq cents secouristes étaient à pied d'œuvre pour tenter d'extraire d'autres habitants. Sur les réseaux sociaux et dans les reportages, des appels à l'aide ont été entendus en provenance des décombres.

La présidente par intérim, Delcy Rodríguez, a décrété l'état d'urgence, une mesure qui permet de déployer des ressources et du personnel supplémentaires pour les opérations de secours. Dans une allocution télévisée, elle a exprimé ses « condoléances immédiates » aux familles des victimes, sans toutefois donner de chiffre précis concernant le nombre de morts. Elle a également annoncé la fermeture de l'aéroport international Maiquetía, situé en périphérie de Caracas, gravement endommagé, et la suspension des services ferroviaires et de transport.

Les autorités ont appelé la population à évacuer les habitations en raison des risques d'instabilité des bâtiments et de fuites de gaz. L'approvisionnement en carburant de la capitale a été interrompu et des coupures d'internet ont été signalées. Des experts redoutent un bilan humain qui pourrait se compter par milliers, mais aucun chiffre officiel n'a encore été communiqué.

Une aide internationale proposée

Les États-Unis, par la voix de l'ancien président Donald Trump, ont fait savoir qu'ils étaient « prêts et disposés » à apporter leur aide au Venezuela. La communauté internationale suit de près l'évolution de la situation dans ce pays déjà frappé par une grave crise économique et politique.