Deux gendarmes blessés par balles
Samedi 20 juin, en fin d'après-midi, un homme âgé de 82 ans a ouvert le feu sur des gendarmes à Nogent-le-Rotrou (Eure-et-Loir), blessant deux militaires aux jambes. Le suspect, qui s'était armé d'un fusil et de cartouches selon les déclarations de son épouse, a été interpellé par le Groupe d'intervention de la Gendarmerie nationale (GIGN) après s'être retranché dans sa maison.
Les faits se sont déroulés aux alentours de 18 h 50. Le centre opérationnel de la gendarmerie d'Eure-et-Loir a reçu un appel d'une femme indiquant que son mari, tenant des propos incohérents — « c'est la révolution », « Macron a été destitué » — s'était muni d'une arme à feu et était sorti de son domicile. Cinq militaires du Peloton de surveillance et d'intervention de la Gendarmerie (PSIG) se sont rendus sur place. Ils ont d'abord été accueillis par la fille du couple, qui a précisé que son père se trouvait dans le jardin, dissimulé derrière un cèdre avec son arme, selon les informations communiquées par le procureur de la République de Chartres, Frédéric Chevallier.
Intervention et riposte
Alors que les gendarmes mettaient la fille à l'abri et engageaient le dialogue avec l'octogénaire, ce dernier a tiré à trois reprises en direction des forces de l'ordre, touchant deux militaires aux jambes. Les gendarmes ont riposté, conduisant le suspect à se réfugier dans le sous-sol de sa maison. Il pourrait avoir été blessé à la main lors de cet échange de tirs. Le GIGN a ensuite été dépêché sur les lieux pour mener les opérations de négociation et d'interpellation. L'homme a finalement été appréhendé « sans difficultés ».
Les deux gendarmes blessés ont été transportés en milieu hospitalier : l'un au centre hospitalier de Chartres, l'autre à l'hôpital Percy. Leurs jours ne sont pas en danger.
Deux enquêtes ouvertes
Le parquet de Chartres a ouvert deux enquêtes distinctes. La première, pour « tentative d'homicides volontaires sur deux personnes dépositaires de l'autorité publique », a été confiée à la brigade de recherches de Nogent-le-Rotrou. La seconde, visant des « violences volontaires avec arme par personnes dépositaires de l'autorité publique contre l'homme retranché », a été attribuée à la section de recherches d'Orléans. Les armes utilisées par les gendarmes ont été saisies et leurs auditions ont été réalisées rapidement.
Le mis en cause, qui pourrait avoir été hospitalisé pour une blessure à la main, fait l'objet de ces investigations. Les autorités n'ont pas communiqué sur son état de santé précis ni sur les suites judiciaires immédiates.