La visite sans précédent du président français Emmanuel Macron en Syrie a été émaillée, en son deuxième jour, par des explosions entendues dans la capitale Damas. Si les circonstances précises de ces détonations n'ont pas été immédiatement clarifiées par les autorités, le président syrien Ahmad al-Charaa a rendu hommage au courage du dirigeant français, estimant que sa présence sur place, malgré les risques sécuritaires, témoignait d'un engagement fort envers la reconstruction du pays.
Cet épisode s'est déroulé alors que les deux chefs d'État achevaient une série d'entretiens bilatéraux, et qu'une conférence de presse conjointe retransmise en direct se tenait. Aucune interruption majeure n'a été signalée, et les deux hommes ont poursuivi leurs échanges.
Un appel à la France pour un "rôle actif"
Au cours de cette conférence de presse, le président al-Charaa a appelé la France à jouer un "rôle actif" afin de mettre fin à ce qu'il a qualifié d'"agressions israéliennes systématiques" contre la Syrie depuis la chute de l'ancien régime. Le dirigeant syrien a insisté sur la nécessité pour la communauté internationale de se mobiliser face à des actions qu'il juge déstabilisatrices pour son pays en pleine transition.
De son côté, Emmanuel Macron a tenu un discours ferme sur le respect de la souveraineté syrienne. Il a déclaré que les "incursions", les "ingérences" et les "frappes" menées par les pays voisins de la Syrie n'étaient "pas acceptables". Cette déclaration, qui vise implicitement les opérations israéliennes, marque une prise de position claire de la France en faveur de l'intégrité territoriale de la Syrie dans le contexte post-conflit.
Une visite historique sous haute tension
Cette visite de deux jours, qui a débuté le 6 juillet 2026, était la première d'un dirigeant occidental depuis le début de la guerre civile syrienne. Elle s'inscrit dans un mouvement de normalisation et de soutien à la Syrie nouvelle, après la chute du régime de Bachar al-Assad. Les discussions ont notamment porté sur la reconstruction du pays, la lutte contre le terrorisme et l'avenir politique de la Syrie.
L'incident sécuritaire du deuxième jour n'a pas altéré le déroulement général du programme, mais il rappelle la volatilité qui demeure dans la région. La réaction du président al-Charaa, saluant le courage de son homologue français, souligne la portée symbolique de cette visite dans un environnement encore marqué par des tensions.
Les deux chefs d'État ont convenu de poursuivre leur coopération, notamment dans les domaines économique et de la sécurité, la France entendant accompagner la "renaissance" syrienne tout en veillant à ce que les intérêts de toutes les parties soient respectés.