L'avenir de Fibre Excellence s'écrit peut-être à nouveaux frais. Matthieu Pigasse, figure bien connue du monde de la finance, a officiellement présenté une offre en vue de reprendre le groupe papetier, actuellement en situation fragile. L'information a été confirmée ces dernières heures, sans que les termes précis de la proposition ne soient divulgués.
Un repreneur qui pose ses conditions
Si le banquier se porte candidat à la reprise, il assortit son geste d'une exigence claire : que l'État prenne sa part dans le sauvetage de l'entreprise. « Il faut que l'État soit au rendez-vous », a-t-il déclaré, estimant que la puissance publique ne peut faire l'impasse sur un dossier industriel de cette ampleur. Cette prise de position intervient alors que Fibre Excellence traverse une passe délicate, marquée par des difficultés économiques qui ont conduit à une procédure collective.
Un dossier industriel sensible
Fibre Excellence est un acteur majeur de la filière papetière en France, avec plusieurs sites de production. L'entreprise emploie plusieurs centaines de salariés et son activité est stratégique pour les territoires où elle est implantée. La menace d'une liquidation suscite depuis plusieurs mois l'inquiétude des syndicats et des élus locaux. La proposition de Matthieu Pigasse ouvre donc une nouvelle fenêtre, à condition que les pouvoirs publics acceptent de s'impliquer financièrement ou par des garanties.
Quel rôle pour l'État ?
Le banquier n'a pas précisé le montant de son offre ni la forme exacte du soutien attendu de l'État. Mais son appel fait écho à d'autres dossiers récents où l'exécutif a été sollicité pour éviter des fermetures d'usines ou des pertes d'emplois massives. La question est désormais de savoir si le gouvernement, dans un contexte budgétaire contraint, répondra présent. Aucune réaction officielle n'a filtré pour l'instant.
Les prochaines étapes
L'offre de Matthieu Pigasse devra être examinée par les administrateurs judiciaires en charge de la procédure. La suite dépendra également des discussions avec les représentants du personnel et des éventuels autres repreneurs. L'issue de ce feuilleton industriel est attendue dans les prochaines semaines.