Le corps de l'ayatollah Ali Khamenei, l'ancien guide suprême iranien tué en février par des frappes américaines et israéliennes, est arrivé ce vendredi sur le lieu de ses funérailles à Téhéran. Sa dépouille a été transportée jusqu'au Grand Mosalla, la grande mosquée de la capitale, où elle demeurera exposée pendant trois jours aux côtés des cercueils de membres de sa famille également décédés dans la même attaque.

L'organisation funéraire, d'une ampleur inédite, prévoit une cérémonie officielle samedi dans la capitale, puis le transfert du corps vers les villes saintes irakiennes de Najaf et Karbala avant l'inhumation définitive dans la ville natale de l'ancien dirigeant, Mashhad, prévue jeudi prochain.

Afflux monumental et mesures de sécurité

Les prévisions officielles évoquent un rassemblement de masse sans précédent. Selon les autorités, la foule pourrait atteindre 20 millions de personnes, tandis que d'autres estimations font état de plus de 15 millions de participants venus de l'ensemble du pays. Pour faire face à cet afflux, les pouvoirs publics ont ordonné la fermeture de tous les bureaux publics et privés de Téhéran de samedi à lundi. La circulation des véhicules particuliers sera interdite dans la majeure partie du centre-ville, et l'espace aérien au-dessus de la capitale sera partiellement fermé dès vendredi, puis totalement interdit lundi.

Présence internationale et transition du pouvoir

Plusieurs délégations étrangères sont annoncées, dont celle du Pakistan menée par le Premier ministre Shehbaz Sharif. Le successeur de l'ayatollah Khamenei, son fils Mojtaba Khamenei, n'est pas apparu en public depuis sa prise de fonction. Les cérémonies actuelles constituent pour le nouveau guide suprême une occasion de consolider sa légitimité auprès de la population, alors que l'Iran et les États-Unis observent depuis juin un cessez-le-feu précaire après un accord préliminaire. La dépouille de l'ancien guide suprême sera exposée jusqu'à lundi dans la capitale avant son périple irakien.