L’enquête sur la fusillade qui a frappé un centre social à Stade, en Basse-Saxe, prend une dimension supplémentaire. Le parquet a annoncé que l’auteur présumé des tirs, qui a fait six morts, est désormais également suspecté de violences sur son propre enfant en bas âge. Selon les premiers éléments de l’investigation, le bébé aurait été secoué, un geste particulièrement dangereux pouvant entraîner de graves lésions cérébrales. Les circonstances exactes de ces faits et leur lien éventuel avec la tuerie restent à déterminer.

Un bilan humain très lourd

Le drame s’est déroulé dans un établissement accueillant des jeunes en difficulté. L’assaillant, âgé d’une trentaine d’années, a ouvert le feu avant de retourner son arme contre lui. Outre le suspect, cinq personnes ont perdu la vie, parmi lesquelles des employés et des résidents du centre. Les autorités locales ont indiqué que l’homme était connu des services sociaux et avait eu recours à une arme détenue légalement. Les motivations exactes de son passage à l’acte demeurent floues, même si des antécédents familiaux et psychologiques font l’objet d’examens approfondis.

Une affaire qui secoue l’opinion

Cette fusillade, rarissime en Allemagne où la législation sur les armes est strictement encadrée, a suscité une vive émotion dans le pays. Des cérémonies commémoratives se sont tenues, notamment en l’église Saint-Wilhadi de Stade, en présence de nombreux habitants et de responsables politiques. Le ministre de l’Intérieur de Basse-Saxe a promis toute la lumière sur ce « crime inqualifiable ». La révélation des soupçons de violences sur le nourrisson ajoute une couche d’horreur à une affaire déjà traumatisante pour la communauté locale.

Les suites judiciaires

Le tireur présumé étant décédé, les investigations se concentrent sur la chaîne des responsabilités et le contexte familial. Les enquêteurs cherchent à comprendre si des signes avant-coureurs ont été négligés. L’enquête pour violences sur mineur est menée en parallèle de celle sur la fusillade. Le parquet de Stade a précisé que les prélèvements et les auditions se poursuivent, sans fournir de délai pour les conclusions.