La polémique entre Téhéran et Washington connaît un nouvel épisode. Le ministère iranien des Affaires étrangères a condamné les déclarations d'un responsable américain qui a exprimé sa satisfaction après l'élimination de la sélection iranienne de la Coupe du monde 2026, survenue ce week-end. Dans un communiqué, le porte-parole de la diplomatie iranienne a qualifié ces propos de « mensonges et de mauvais traitement », les présentant comme une preuve supplémentaire des difficultés rencontrées par l'équipe d'Iran depuis son arrivée aux États-Unis.

L'incident s'inscrit dans le contexte de tensions diplomatiques qui ont marqué la participation de l'Iran à cette compétition. Des membres de la délégation iranienne avaient déjà fait état de restrictions de déplacement, de retards dans l'obtention de visas et d'un accueil perçu comme hostile. L'attaquant Mehdi Taremi avait notamment été brièvement retenu à l'aéroport lors de l'entrée sur le territoire américain. La Fédération iranienne de football avait déposé une plainte officielle auprès de la FIFA, dénonçant des mesures qu'elle juge discriminatoires et contraires aux principes de l'instance sportive.

Dans son intervention, le responsable américain – dont l'identité n'a pas été précisée par les autorités iraniennes – s'est félicité sur les réseaux sociaux de l'élimination de l'Iran, un message qui a suscité une vive réaction à Téhéran. Le porte-parole du ministère iranien des Affaires étrangères a estimé que ces paroles reflétaient un mépris envers les joueurs et le peuple iraniens, et a appelé la communauté internationale à condamner ce qu'il a décrit comme un traitement indigne d'une délégation sportive.

Pour l'heure, la FIFA n'a pas réagi publiquement à ces nouvelles accusations. L'Iran, qui a été éliminé au premier tour, a quitté les États-Unis dans la foulée de son dernier match contre l'Égypte. Les relations entre les deux pays restent marquées par des contentieux anciens, et ce Mondial 2026 a ravivé les tensions, notamment autour des droits des supporteurs iraniens, dont certains se sont vu refuser l'entrée sur le sol américain ou l'attribution de billets.

La sélection iranienne avait effectué une partie de sa préparation au Mexique, faute d'avoir pu obtenir tous les visas nécessaires en temps voulu. Plusieurs membres de l'encadrement technique avaient dû patienter à l'étranger avant de pouvoir rejoindre l'équipe. Ces difficultés logistiques avaient conduit la Fédération iranienne à saisir la FIFA dès le mois de juin, évoquant des obstacles inédits dans l'histoire du tournoi.