Une série d’attaques a frappé, ce mercredi 1er juillet 2026, les habitations de plusieurs cadres du parti conservateur au pouvoir en Grèce. Les bilans communiqués par les autorités présentent des divergences : certains font état d’un décès et de quatre blessés, tandis que d’autres sources officielles évoquent cinq blessés sans mention de victime décédée. Aucune information n’a encore permis de trancher définitivement ce chiffre.
Les faits se sont déroulés dans plusieurs localités, touchant des responsables locaux et nationaux du parti. Les domiciles visés ont été la cible d’explosions, probablement des engins artisanaux, selon les premiers éléments de l’enquête. Les forces de sécurité ont été déployées en nombre et un périmètre de sécurité a été établi autour des lieux.
Des cibles politiques
Ces attentats surviennent dans un contexte de tensions politiques en Grèce. Le parti conservateur, au pouvoir depuis 2019, a fait l’objet de critiques croissantes ces derniers mois. Toutefois, aucun groupe n’a revendiqué ces attaques pour l’instant. Les enquêteurs privilégient la piste d’une action coordonnée visant à déstabiliser les instances dirigeantes du pays.
Les victimes, toutes membres ou proches du parti, ont été transportées vers des hôpitaux locaux. Leur état de santé n’a pas été divulgué de manière précise. Les autorités locales ont appelé à la prudence et demandé aux habitants de ne pas diffuser d’informations non vérifiées.
Réactions officielles
Le gouvernement a immédiatement condamné ces actes. Dans une déclaration, le porte-parole de l’exécutif a qualifié les attentats d’« attaque contre la démocratie » et a promis que les auteurs seraient traduits en justice. Une réunion de crise s’est tenue en fin de journée au ministère de l’Intérieur pour coordonner la réponse sécuritaire.
L’opposition a également exprimé sa solidarité avec les victimes et appelé à l’unité nationale face à la violence politique. Plusieurs dirigeants européens ont fait part de leur soutien à la Grèce via les canaux diplomatiques.
Enquête en cours
Les services de lutte antiterroriste ont été saisis de l’enquête. Les investigations se concentrent sur l’identification des auteurs et l’origine des explosifs utilisés. Des vérifications sont menées sur d’éventuels liens avec des groupuscules extrémistes domestiques ou internationaux.
La police a renforcé la surveillance autour des bâtiments officiels et des domiciles des personnalités politiques. Des contrôles d’identité ont été multipliés dans les zones urbaines concernées.
Un précédent inquiétant
La Grèce a connu par le passé des vagues d’attentats visant des responsables politiques, notamment dans les années 2000 avec le groupe « Lutte révolutionnaire ». Cependant, ces dernières années, le pays était relativement épargné par ce type de violence. Cette série d’attaques marque donc une escalade préoccupante dans le climat sécuritaire du pays.
Les prochains jours devraient permettre de préciser le bilan humain et l’ampleur des dégâts matériels. Les autorités appellent la population à la vigilance et promettent des informations régulières sur l’avancée de l’enquête.