Dans le tumulte suscité par le décès de Lyhanna, le maire de Fleurance, Grégory Bobbato, a pris la parole pour livrer un regard critique sur les suites judiciaires et administratives de l’affaire. L’élu, connu pour son franc-parler, a estimé que les mesures envisagées ne s’attaquaient pas aux causes profondes du drame.
« Une énième loi ne réglera pas le problème », a-t-il déclaré, remettant en cause l’efficacité d’une réponse purement législative face à des dysfonctionnements systémiques. Cette prise de position intervient alors que plusieurs sanctions ont été prononcées à l’encontre de fonctionnaires, après une inspection ayant mis au jour des manquements dans le traitement des plaintes visant le principal suspect.
Interrogé sur ces mesures disciplinaires, Grégory Bobbato a également affirmé : « Un fusible, ce n’est pas la solution ». Par cette formule, le maire a semblé dénoncer une logique de bouc émissaire, plaidant pour une remise en question plus large des pratiques et des procédures.
Un style qui ne passe pas inaperçu
Ces interventions s’inscrivent dans la ligne directe du tempérament du premier magistrat de Fleurance, décrit comme un élu « agité », qui n’hésite pas à bousculer les codes. Depuis son élection, Grégory Bobbato cultive une image de trublion, prenant régulièrement la parole sur des sujets de société qui dépassent le cadre strict de sa commune du Gers. Sa réactivité et son ton direct lui valent autant de soutiens que de critiques.
Dans l’affaire Lyhanna, il a voulu insister sur la nécessité de dépasser les réponses immédiates pour engager une réflexion de fond. « On ne peut pas se contenter de brandir de nouveaux textes ou de sanctionner quelques personnes, cela ne changera rien si l’organisation elle-même n’est pas revue », a-t-il laissé entendre, sans pour autant détailler les réformes qu’il appellerait de ses vœux.
Le maire de Fleurance rejoint ainsi les voix qui, dans le débat public, appellent à une évaluation globale des chaînes de signalement et de protection des victimes. Ses déclarations, largement relayées, témoignent de l’émotion et des interrogations soulevées par ce drame dans l’opinion locale comme nationale.