Emmanuel Macron a rendu un hommage appuyé à l’adjudant Gwenaël Raffoux, gendarme motocycliste de la brigade motorisée de Valserhône, tué le 13 juin dans un accident de la circulation alors qu’il participait au dispositif de sécurité du sommet du G7. Le président de la République s’est exprimé lors d’une cérémonie qui s’est tenue le 22 juin dans l’Ain, en présence de la ministre déléguée auprès du ministre de l’Intérieur, Marie-Pierre Vedrenne.

L’adjudant Raffoux, âgé de 38 ans, a perdu la vie lorsqu’un véhicule s’est déporté sur une route départementale à proximité de la commune de Fessy, en Haute-Savoie, percutant une colonne d’une dizaine de gendarmes. Deux de ses collègues ont également été blessés dans cette collision. L’accident s’est produit deux jours avant l’ouverture du sommet des chefs d’État et de gouvernement, qui s’est déroulé à Évian du 15 au 17 juin.

La cérémonie d’hommage s’est articulée en deux temps. Un premier moment de recueillement a été organisé à Valserhône, commune où était affecté le militaire. Un second temps d’échange avec les gendarmes de sa brigade a ensuite eu lieu, permettant à ses camarades de lui rendre un dernier hommage.

Le drame avait immédiatement suscité une vive émotion au sein de la gendarmerie nationale, qui avait salué la mémoire de son motard « décédé en mission », selon les termes employés dans un message diffusé sur les réseaux sociaux. Les circonstances exactes de l’accident, notamment la raison pour laquelle le véhicule s’est déporté, n’ont pas été précisées par les autorités.

Ce décès est survenu dans un contexte de renforcement des mesures de sécurité autour du sommet, qui réunissait les dirigeants des sept principales puissances industrielles. L’hommage présidentiel souligne la reconnaissance de l’État envers les forces de l’ordre mobilisées pour la protection des événements internationaux.