Une annonce imminente envisagée à Downing Street

Keir Starmer, Premier ministre britannique, devrait décider dans les prochaines heures s'il fixe un calendrier pour quitter ses fonctions. Selon des proches, il pèserait les réalités politiques avec l'intention de « placer le pays en premier ». Cette évolution marque un revirement notable après avoir affirmé vendredi qu'il combattrait toute contestation de sa direction.

La pression s'est accentuée après la victoire écrasante d'Andy Burnham lors d'une élection partielle dans le nord-ouest de l'Angleterre jeudi dernier. L'ancien maire du Grand Manchester a remporté un siège de député à Makerfield, ce qui lui permet de briguer la tête du Parti travailliste et du gouvernement.

Un contexte économique et politique défavorable

Depuis son arrivée au pouvoir il y a près de deux ans, Keir Starmer a vu sa popularité chuter à des niveaus historiquement bas. Une économie atone, des revirements politiques et une série de scandales ont fragilisé son gouvernement malgré une large majorité parlementaire.

Les marchés financiers montrent des signes d'inquiétude face à l'incertitude politique. Ce lundi matin, les rendements des obligations d'État britanniques à 10 ans, appelées gilts, étaient légèrement en hausse, tandis que leurs équivalents européens baissaient. D'autres facteurs, comme les négociations de paix entre les États-Unis et l'Iran, influencent également les marchés mondiaux.

Andy Burnham en position de force

Andy Burnham doit arriver à Londres ce lundi pour prêter serment comme député de Makerfield dans l'après-midi. Ses alliés espèrent que Starmer annoncera un départ pour septembre, permettant une transition ordonnée. Lors de son discours de victoire, Burnham a promis de « prendre l'énergie de cette campagne et de la porter vers un changement de la politique britannique pour le meilleur ». Il a ajouté que les électeurs « ont dit ce qu'ils veulent, et nous allons le réaliser ».

Les précédents d'une instabilité chronique

Si Keir Starmer démissionnait, il deviendrait le sixième Premier ministre britannique à quitter ses fonctions depuis 2016, illustrant une période d'instabilité politique rare. Son départ ouvrirait la voie à une course à la direction du Parti travailliste où Andy Burnham part favori.