Le rêve d'un premier trophée à domicile depuis 2017 s'est brisé pour l'Angleterre, balayée par l'Australie en finale de la Coupe du monde féminine de T20, dimanche à Lord's. Les Australiennes ont infligé une défaite sans appel de sept guichets à leurs rivales historiques, décrochant ainsi un septième titre mondial record.

Avant la rencontre, l'Angleterre espérait que le soutien du public londonien et sa forme étincelante dans le tournoi lui permettraient de renverser la hiérarchie. Mais sur le terrain, l'écart de niveau s'est avéré béant. Les joueuses de Charlotte Edwards, qui avaient pourtant montré des progrès sous la houlette de leur entraîneuse, n'ont jamais réussi à imposer leur jeu face à la machine australienne.

Un départ poussif et une fin de manche trop tardive

Invitée à battre en premier, l'Angleterre a peiné à trouver le rythme. Réduite à 39-2 après six overs, la formation locale a dû composer avec des départs précoces : Amy Jones, partie sur une prise de Georgia Voll, et Danni Wyatt-Hodge, sortie sur une superbe attrapée de Beth Mooney. Alice Capsey a bien décoché un six avant d'être éliminée, et Heather Knight est tombée sur une Kim Garth intraitable.

Le salut est venu de la capitaine Nat Sciver-Brunt (58 balles, 53 courses) et de Freya Kemp (28 balles, 44 courses), auteurs d'un partenariat invaincu de 80 courses. Mais leur accélération tardive n'a pas suffi à redresser une manche partie sur des bases trop basses. L'Angleterre a conclu ses 20 overs sur 150-4, un total jugé insuffisant face à la puissance australienne.

Mooney et Litchfield écrasent la chasse

Dès la deuxième over, Georgia Voll tombait sur Lauren Bell, mais ce fut la seule brèche. Phoebe Litchfield et Beth Mooney ont ensuite construit un partenariat dévastateur de 100 courses en seulement 67 balles, mettant la pression sur les lanceuses anglaises. Mooney, impériale avec 64 courses (49 balles), a été désignée meilleure joueuse du tournoi. Litchfield a ajouté 48 courses (35 balles), avant de tomber à 34 courses du but.

« C'est la seule façon de jouer au T20 : porter le premier coup, a expliqué Litchfield. Nous avons essayé de faire baisser le taux de courses le plus vite possible. » Elle a salué sa coéquipière : « Moods (Mooney) a rendu la tâche facile et a enlevé la pression. »

Une controverse n'y change rien

Alors que l'Australie n'avait besoin que de sept courses, Sophie Ecclestone a cru prendre une prise nette pour éliminer Ellyse Perry. Mais l'arbitre vidéo a estimé que la balle avait touché le sol, rappelant la batteuse australienne. Le geste a suscité la colère d'Ecclestone et des huées du public, mais n'a eu aucun impact : l'Angleterre a concédé cinq larges lors de l'over suivante, scellant la victoire australienne avec 17 balles d'avance.

Un septième sacre qui enfonce le clou

Ce nouveau titre confirme la domination sans partage de l'Australie dans le cricket féminin mondial. Déjà victorieuses 16-0 lors des Ashes 18 mois plus tôt, les Australiennes ont une fois de plus démontré leur supériorité. Pour l'Angleterre, la déception est immense, mais les signes de progrès sous la direction de Charlotte Edwards laissent entrevoir un avenir meilleur. La leçon est dure : l'avantage du terrain ne suffit pas face à une équipe qui reste la référence absolue.