Alors que les températures grimpent et que les vagues de chaleur se multiplient, une nouvelle pratique s’impose dans le paysage de l’économie de partage : la location de piscines privées. Des plateformes dédiées, à l’image de Swimply, permettent aux propriétaires de bassins de mettre leur équipement à disposition contre rémunération, et aux particuliers de profiter d’un accès à une piscine sans avoir à en posséder une.
Un chiffre en forte progression
Swimply, souvent comparée à Airbnb pour le secteur aquatique, a communiqué un bilan provisoire pour l’année en cours : près de 275 000 réservations de piscines privées auraient été enregistrées depuis le début de l’année. Ce volume, qui ne couvre que les premiers mois de la saison estivale, témoigne d’un engouement croissant pour ce type de service.
Un modèle gagnant-gagnant
Le fonctionnement de ces plateformes est simple. Les propriétaires fixent leurs créneaux de disponibilité et les tarifs, tandis que les utilisateurs réservent en ligne pour une durée déterminée, souvent à l’heure ou à la demi-journée. Pour les propriétaires, la location permet de rentabiliser l’entretien et les charges liés à leur piscine. Pour les locataires, l’offre représente une alternative moins onéreuse que l’achat ou l’abonnement à un club, tout en offrant un cadre privé et flexible.
L’essor de la location de loisirs
Ce phénomène s’inscrit dans la continuité de l’économie de partage, qui a déjà transformé les secteurs de l’hébergement (Airbnb), du transport (Uber) ou des espaces de travail (WeWork). La location de biens personnels, qu’il s’agisse de voitures, d’outils ou de loisirs, séduit de plus en plus de consommateurs soucieux d’optimiser leur budget et leur temps.
Dans le cas des piscines, la demande est particulièrement sensible aux conditions météorologiques. Les épisodes de canicule, qui deviennent plus fréquents et plus intenses, poussent les citadins et les habitants de régions dépourvues d’accès à l’eau à chercher des solutions de rafraîchissement. Les plateformes en ligne facilitent la mise en relation et la réservation, rendant ce service accessible à un large public.
Des défis à relever
Si le modèle séduit, il n’est pas exempt de questions. La sécurité des baigneurs, la responsabilité en cas d’accident, l’hygiène des bassins ou encore les nuisances sonores pour le voisinage sont autant de sujets que les plateformes doivent encadrer. Les propriétaires sont généralement invités à souscrire une assurance spécifique, et les utilisateurs doivent respecter un règlement intérieur. La régulation de ce marché, encore jeune, varie selon les collectivités locales, certaines voyant d’un bon œil ce complément de revenu pour les ménages, d’autres s’interrogeant sur son impact sur la tranquillité des quartiers résidentiels.
Une tendance durable ?
Avec une croissance rapide des réservations et un intérêt médiatique croissant, la location de piscines privées semble s’installer comme une option estivale de choix. Swimply n’est pas la seule société à se positionner sur ce créneau, mais elle reste la plus emblématique. Pour l’heure, le nombre de 275 000 réservations témoigne d’un marché en pleine expansion, qui pourrait bien devenir un classique des étés à venir, à condition de concilier innovation et encadrement.