Une demande officielle de mise en retrait
La présidente Les Républicains de la Métropole de Lyon, Véronique Sarselli, a formellement sollicité le retrait de Jean-Michel Aulas de ses fonctions représentatives au sein de la collectivité. Cette requête fait suite au dépôt d’une plainte pour viol visant un ancien cadre de sa campagne municipale. La demande de Mme Sarselli concerne également deux autres élus, sans que leurs identités aient été précisées dans les sources disponibles.
Dans sa démarche, la présidente a justifié cette exigence par la nécessité de « respecter la victime présumée et l’institution » que ces élus incarnent. Elle a argué que leur maintien en fonction risquait de nuire à la crédibilité de la Métropole et à la sérénité de son fonctionnement.
Le refus catégorique de Jean-Michel Aulas
Jean-Michel Aulas, figure emblématique du football lyonnais et vice-président de la Métropole délégué au développement économique et au tourisme, a immédiatement rejeté cette demande. L’ex-président de l’Olympique Lyonnais a fait savoir qu’il refusait de se retirer, arguant de son innocence et de son droit à la présomption d’innocence. Cette position a été communiquée publiquement, sans autre détail sur ses motivations.
Les faits à l’origine de la controverse
La plainte pour viol a été déposée à l’encontre d’un ancien directeur de campagne de Jean-Michel Aulas, qui avait mené sa candidature lors des élections municipales de 2026 à Lyon. Les circonstances exactes de cette plainte n’ont pas été divulguées, mais elle a suffi à déclencher une vive réaction institutionnelle de la part de la présidente de la Métropole.
Un contexte politique tendu
Cette affaire intervient dans un climat politique déjà marqué par des tensions au sein de la majorité métropolitaine. La présidente Sarselli, qui dirige une coalition de droite et du centre, semble vouloir marquer une rupture avec les pratiques antérieures en matière de gestion des accusations de violences sexuelles. La demande de retrait vise à protéger l’image de l’institution, selon ses déclarations.
Jean-Michel Aulas, de son côté, bénéficie d’un capital politique et médiatique conséquent, ce qui rend cette confrontation particulièrement notable. Son refus de se mettre en retrait pourrait entraîner des discussions approfondies au sein des instances dirigeantes de la Métropole.
Les implications possibles
À ce stade, aucune décision contraignante n’a été prise par la Métropole pour imposer ce retrait. La demande de Mme Sarselli relève davantage d’une injonction politique que d’une mesure juridique. La suite dépendra des réactions des autres élus et de l’évolution de l’enquête judiciaire sur la plainte pour viol.
L’affaire pourrait également avoir des répercussions sur l’image de la Métropole de Lyon et sur la gouvernance locale. La présidente a insisté sur le fait que cette mesure était prise dans l’intérêt de la victime présumée et de l’institution, sans préjuger de l’issue judiciaire.
En attendant, le conflit entre la présidente de la Métropole et son vice-président est désormais public, et pourrait affecter le fonctionnement quotidien de la collectivité.