Le guichet du leasing social a rouvert ce jeudi 16 juillet, marquant le lancement de la troisième édition du dispositif. L’objectif affiché par l’État est de permettre à 50 000 ménages supplémentaires de rouler en voiture électrique neuve pour un loyer mensuel plafonné à 200 euros. Après avoir séduit 100 000 foyers lors des deux premières campagnes, cette nouvelle vague bénéficie d’une enveloppe de 401 millions d’euros, financée par les certificats d’économie d’énergie, qui mettent à contribution les fournisseurs d’énergie.
Conditions d’éligibilité
Pour prétendre à cette offre, les candidats doivent remplir plusieurs critères. Le revenu fiscal de référence par part ne doit pas dépasser 16 880 euros par an. Par ailleurs, les ménages doivent justifier d’un usage professionnel régulier de leur véhicule : soit leur domicile est situé à plus de 10 kilomètres de leur lieu de travail, soit ils parcourent plus de 8 000 kilomètres par an dans le cadre de leur activité professionnelle. Les demandeurs doivent être majeurs, domiciliés en France (y compris en Outre-mer et à Saint-Pierre-et-Miquelon) et ne pas avoir déjà bénéficié du leasing social en 2024 ou 2025. Un simulateur mis en ligne par l’Agence de services et de paiement permet de vérifier son éligibilité en quelques clics.
Une aide publique bonifiée pour les véhicules européens
L’aide de l’État est fixée à 29 % du coût d’acquisition du véhicule, dans la limite de 6 500 euros. Ce montant est en léger retrait par rapport aux 7 000 euros de l’édition précédente. En revanche, un bonus supplémentaire est accordé aux modèles dont le véhicule, la batterie et le moteur sont fabriqués dans l’Espace économique européen. Dans ce cas, l’aide peut atteindre 9 500 euros. Cette mesure vise à favoriser la production locale et à limiter l’importation de véhicules en provenance de Chine. L’aide publique permet de couvrir l’apport initial exigé par le loueur, qui atteint généralement plusieurs milliers d’euros.
Une vingtaine de modèles au catalogue
Les constructeurs proposent une sélection d’une vingtaine de véhicules, répartis chez une douzaine de marques. On retrouve notamment des modèles de Citroën, Fiat, Kia, Jeep, Opel, Renault et Peugeot. Parmi les modèles français éligibles figurent la Renault R5 E-Tech, la Renault Twingo E-Tech et la Citroën ë-C3. Les loyers mensuels sont inférieurs à 200 euros, et au moins un quart des véhicules proposés dans la sélection initiale doivent être facturés moins de 140 euros par mois. Le contrat de location dure au minimum trois ans, avec ou sans option d’achat, et inclut un kilométrage de 15 000 kilomètres par an sans frais supplémentaires.
Modalités pratiques
Les intéressés peuvent se rendre directement chez un concessionnaire ou un loueur conventionné pour réserver un véhicule, sous réserve de disponibilité. Le leasing social n’impose pas l’installation d’une borne de recharge à domicile : une simple prise domestique, une prise renforcée ou une borne peuvent être utilisées. Pour les habitants en copropriété, des dispositifs d’aide à l’installation de bornes existent par ailleurs.
Un dispositif qui monte en puissance
Lancé en 2024, le leasing social a connu un succès immédiat, avec des guichets saturés en quelques jours. La troisième édition s’inscrit dans la continuité de cette politique de soutien à la mobilité électrique pour les ménages modestes. En favorisant les véhicules assemblés en Europe, le gouvernement cherche également à soutenir l’industrie automobile européenne face à la concurrence chinoise. Certains candidats expriment leur satisfaction à l’idée de pouvoir accéder à une voiture électrique à un coût maîtrisé, évoquant la fin de leur ancien véhicule diesel pour adopter un modèle plus propre et plus économique.