Le maire de Vichy, Frédéric Aguilera, a adressé un courrier au ministre de l'Éducation nationale pour protester contre l'utilisation de l'expression « régime de Vichy » dans un sujet du brevet des collèges. L'épreuve d'histoire-géographie, passée cette année, comportait cette mention, jugée inappropriée par l'édile.

Dans des propos rapportés par ICI Pays d'Auvergne, Frédéric Aguilera a estimé que cette appellation est « jamais très agréable pour les Vichyssois » car elle associe leur ville à « un régime antisémite et collaborationniste ». Il a souligné le malaise que ressentent les habitants à voir leur cité systématiquement liée au gouvernement de Pétain, qui a collaboré avec l'Allemagne nazie pendant la Seconde Guerre mondiale.

La lettre du maire demande au ministre d'envisager une évolution de la terminologie utilisée dans les examens et les manuels. Pour Frédéric Aguilera, le terme « régime de Vichy » entretient une confusion entre la ville et le pouvoir autoritaire qui y a siégé de 1940 à 1944.

De son côté, l'administration centrale de l'Éducation nationale a réagi par l'intermédiaire d'Édouard Geffray. Ce haut responsable du ministère a exclu toute modification des programmes scolaires sur ce point, considérant que la dénomination « régime de Vichy » est historiquement établie et conforme aux usages académiques.

Cette controverse relance le débat sur l'usage de cette expression dans l'enseignement de la Seconde Guerre mondiale. Si certains historiens estiment que l'appellation est pertinente, d'autres suggèrent d'employer « l'État français » ou « régime de Pétain » pour éviter toute confusion géographique.

La municipalité de Vichy mène depuis plusieurs années un travail de réhabilitation de l'image de la cité thermale, en mettant en avant son patrimoine architectural et thermal, afin de dissocier la ville de la mémoire de l'Occupation. Pour l'heure, le ministère de l'Éducation nationale n'a pas communiqué sur d'éventuelles suites données à la requête du maire.