Les Gardiens de la Révolution d’Iran ont annoncé, dans la journée du 27 juin, avoir pris pour cible des positions militaires des États-Unis. Cette déclaration intervient alors que les tensions dans le détroit d’Ormuz connaissent une nouvelle escalade, après plusieurs jours d’échanges d’accusations et de frappes entre Washington et Téhéran.

Selon le corps d’élite de l’armée iranienne, ses unités ont visé des installations américaines dans la région. Aucun détail n’a été fourni dans l’immédiat sur la nature exacte des cibles, leur localisation précise, ni sur l’ampleur des dégâts éventuels. Les autorités américaines n’avaient pas encore officiellement réagi à ces affirmations au moment de la publication de ces informations.

Cette annonce fait suite à une série d’événements ayant conduit à une forte détérioration des relations bilatérales. La veille, les États-Unis avaient mené des frappes contre des sites iraniens de missiles et de radars, justifiées par Washington par la destruction d’un hélicoptère américain dans le détroit d’Ormuz, survenue plus tôt dans le mois. Le président américain Donald Trump avait alors promis une riposte « massive », accusant Téhéran d’avoir lancé des drones contre des navires dans cette voie maritime stratégique.

De son côté, le gouvernement iranien avait réagi en menaçant de fermer le détroit d’Ormuz et en frappant des positions en Jordanie, un allié régional des États-Unis. Les Gardiens de la Révolution avaient également averti d’une riposte « immédiate » en cas de nouvelle attaque américaine.

Le détroit d’Ormuz, par lequel transite environ un quart du pétrole mondial, demeure un point de friction majeur. Les nouvelles affirmations iraniennes risquent d’attiser davantage les craintes d’un conflit ouvert entre les deux puissances, alors que les tentatives de désescalade diplomatique n’ont jusqu’à présent pas abouti.

Les États-Unis n’ont pas encore communiqué officiellement sur les déclarations des Gardiens de la Révolution. Les prochaines heures devraient permettre de vérifier la réalité des frappes annoncées et d’évaluer leurs conséquences sur le terrain.