Le bilan humain du double séisme qui a frappé le Venezuela à la fin du mois de juin ne cesse de s'alourdir. Selon les dernières données communiquées par les autorités, le nombre de décès s'établit désormais à 3 342 morts, un chiffre en hausse par rapport aux estimations précédentes qui frôlaient les 3 000 victimes.

L'identification des corps reste un défi majeur pour les secours et les services médico-légaux. Plus de 150 dépouilles n'ont pas pu être formellement identifiées et ont été inhumées dans un cimetière de La Guaira, l'une des villes les plus touchées par la catastrophe. Ces enterrements de corps non réclamés témoignent des difficultés rencontrées par les autorités pour gérer l'afflux massif de victimes.

Situation à La Guaira La Guaira, située sur la côte caribéenne, a été particulièrement dévastée par les secousses successives. Les équipes de secours, qui ont travaillé sans relâche pendant plusieurs jours, ont progressivement cessé leurs recherches de survivants. Dans ce contexte, l'enterrement des corps non identifiés dans des fosses communes est une mesure douloureuse mais nécessaire pour éviter des risques sanitaires, ont expliqué les autorités locales.

Un bilan qui continue de grimper Depuis le double séisme survenu fin juin, le bilan humain ne cesse d'augmenter au fil des découvertes sous les décombres. Le précédent bilan, fourni quelques jours plus tôt, faisait état d'environ 2 900 morts. La nouvelle estimation de 3 342 victimes confirme l'ampleur exceptionnelle de la catastrophe, la plus meurtrière qu'ait connue le Venezuela depuis plusieurs décennies.

Les opérations de recherche et de déblaiement se poursuivent dans certaines zones, mais l'accent est désormais mis sur l'identification des victimes et l'organisation des funérailles. Des centaines de familles attendent toujours de pouvoir enterrer dignement leurs proches.

Aide internationale Parallèlement, l'aide internationale continue d'affluer, même si les besoins restent immenses. Plusieurs pays ont envoyé du matériel, des équipes de secouristes et des fonds. La communauté internationale suit de près l'évolution de la situation humanitaire dans les régions sinistrées.